Kaffrine : la Chambre criminelle s’ouvre avec dix affaires inscrites au rôle
Kaffrine : la Chambre criminelle s’ouvre avec dix affaires inscrites au rôle

SENEGAL-JUSTICE-AUDIENCES

Kaffrine, 29 juin (APS) – Dix affaires sont inscrites au rôle de la session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Kaffrine (centre) ouverte, lundi, pour finir mercredi prochain, a constaté l’APS.

Le premier dossier examiné concerne le prévenu El Hadji Dieng, âgé de vingt ans, originaire du village de Pété, dans la commune de Kahi, dans la région de Kaffrine, poursuivi pour le meurtre de Mor Talla Dieng.

Les faits remontent à 2024. Une dispute liée à un seau d’eau dans une concession familiale aurait dégénéré, puisqu’au cours de l’altercation, l’accusé aurait porté un coup de couteau à la victime qui a succombé à ses blessures.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République près le TGI de Kaffrine, Cheikh Faye, a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle, retenant la qualification de meurtre.

La défense a contesté cette qualification, estimant que les faits devaient être requalifiés en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans avoir l’intention de la donner.

La deuxième affaire, qui implique un certain Moussa Ba, un chauffeur d’une trentaine d’années, et son co-accusé, Aliou Camara, boulanger de son état. Ils sont poursuivis pour trafic intérieur de chanvre indien et association de malfaiteurs.

A l’issue des plaidoiries, le ministère public a requis dix ans de réclusion criminelle ainsi qu’une amende de vingt millions de francs CFA contre les deux prévenus.

Le troisième et dernier dossier évoqué au premier jour de cette session concerne Ousmane Ndiaye, un cultivateur poursuivi pour le meurtre d’Abdou Ka.

Selon l’accusation, un différend lié à l’introduction de troupeaux dans des champs a dégénéré en altercation. Au cours de la bagarre, la victime aurait reçu un coup de machette qui lui a été fatal.

A la barre, Ousmane Ndiaye a exprimé ses regrets.

Le parquet a requis une peine de sept ans de réclusion criminelle.

La défense, pour sa part, a demandé la requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans avoir l’intention de la donner.

Parmi les dix affaires inscrites au rôle ce lundi, trois seulement sont vidés. La délibération est fixée pour le 28 juillet prochain, soit dans un mois.

CTS/ADE/MTN