JIFA 2026 à Dakar : l’héritage des pionnières du mouvement féminin africain à l’honneur (ministre)
JIFA 2026 à Dakar : l’héritage des pionnières du mouvement féminin africain à l’honneur (ministre)

SENEGAL-AFRIQUE-SOCIETE

Dakar, 8 août (APS) – La célébration à Dakar de l’édition 2026 de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) du 7 au 9 août est une occasion de revisiter l’héritage des pionnières du mouvement féminin africain et de réaffirmer l’engagement en faveur de la pleine participation des femmes au développement du continent, a soutenu, vendredi, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf.

“La Journée internationale de la femme africaine est un rendez-vous avec notre histoire. Cette journée nous permet d’honorer la mémoire de ces femmes visionnaires qui, dès les indépendances, ont compris qu’une Afrique libre et souveraine ne pouvait se bâtir sans la pleine participation des femmes”, a-t-elle déclaré à l’ouverture officielle des activités marquant l’édition 2026 de cette journée, placées sous le thème “Leadership féminin et cohésion sous-régionale”.

Les activités sont placées sous le thème “Leadership féminin et cohésion sous-régionale”.

Pour la ministre, cette célébration permet de rendre hommage aussi bien aux grandes figures historiques du panafricanisme qu’aux millions de femmes dont l’action quotidienne contribue au fonctionnement des sociétés africaines.

Elle a cité notamment les femmes qui travaillent dans les exploitations agricoles et contribuent à la sécurité alimentaire, les enseignantes, éducatrices et formatrices, ainsi que les commerçantes, artisanes, entrepreneures et travailleuses qui participent à l’activité économique des villes et des campagnes.

“C’est à toutes ces mères, ces sœurs, ces filles, dont les noms ne figurent toujours pas dans les livres d’histoire, mais dont le travail, le courage et la persévérance font avancer l’Afrique chaque jour que nous les rendons hommage”, a-t-elle précisé.

La ministre a rappelé que l’histoire de cette organisation des femmes africaines remonte à juillet 1962, lorsque des représentantes de plusieurs pays africains et mouvements de libération se sont réunies à Dar es-Salaam, en Tanzanie, pour créer une organisation continentale destinée notamment à défendre les droits et la participation des femmes à la vie politique et sociale.

JIFA 2026 à Dakar : l’héritage des pionnières du mouvement féminin africain à l'honneur (ministre)

Pour l’Union africaine indique cette conférence de juillet 1962 a constitué une étape majeure dans l’organisation du mouvement féminin panafricain et que la Journée africaine de la femme a été proclamée à cette occasion, avec une célébration fixée au 31 juillet.

L’organisation précise que l’Organisation panafricaine des femmes a ensuite été créée sous cette forme et qu’elle compte aujourd’hui des représentations dans les 55 États membres de l’Union africaine.

Dakar occupe une place particulière dans cette histoire. Le premier congrès de l’Organisation panafricaine des femmes s’y est tenu en 1974, contribuant à consacrer durablement le 31 juillet comme journée dédiée aux femmes africaines.

Plus de six décennies après la rencontre de Dar es-Salaam, la ministre estime que le combat des pionnières conserve toute sa pertinence face aux défis auxquels le continent reste confronté.

Elle a ainsi appelé à ouvrir davantage les espaces de décision aux femmes et aux filles, estimant que leur participation doit s’étendre à la gouvernance publique, à l’économie, à la consolidation de la paix et aux processus d’intégration régionale.

“La femme n’est pas une simple bénéficiaire des politiques publiques, mais une actrice centrale de notre transformation économique, sociale et politique”, a-t-elle dit.

JIFA 2026 à Dakar : l’héritage des pionnières du mouvement féminin africain à l'honneur (ministre)

Mme Diouf a également insisté sur la nécessité d’inscrire cette ambition dans les différents cadres continentaux et internationaux consacrés aux droits des femmes, à la paix et au développement.

Elle a notamment cité la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, la Décennie de la femme africaine 2020-2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Selon elle, ces instruments doivent contribuer à faire émerger une nouvelle génération de femmes capables de participer aux décisions et de jouer un rôle accru dans la prévention des conflits, la médiation et la consolidation de la cohésion sociale.

“Nous célébrons celles qui nous ont précédées, celles qui portent aujourd’hui les combats du quotidien et celles qui construiront demain l’Afrique que nous voulons”, a-t-elle encore déclaré.

BAB/AB