Impacts du projet GTA : une médiation entre BP et les communautés locales en gestation
Impacts du projet GTA : une médiation entre BP et les communautés locales en gestation

SENEGAL-PECHE

Saint-Louis, 21 fév (APS) – Les communautés de pêcheurs de la langue de Barbarie et des responsables de la multinationale BP prévoient de s’asseoir autour d’une table dans le cadre d’une médiation visant à atténuer les impacts négatifs de l’exploitation gazière sur l’activité de la pêche et sur l’environnement, a assuré samedi Aly Sagne, le président de Lumière Synergie pour le Développement, une ONG basée à Mbour.

‘’Nous avons porté plainte contre BP auprès du Point de contact national (PCN) de l’OCDE  (Organisation de coopération et de développement économiques) au Royaume-Uni qui a connu une issue favorable le 6 février 2026,’’, a-t-il notamment déclaré lors d’une rencontre avec des journalistes au quai de pêche de Goxu Mbathie, un quartier de Saint-Louis.

Cette institution a réagi par la reconnaissance officielle des impacts négatifs du projet gazier GTA sur les communautés locales de la Langue de Barbarie, à Saint-Louis, a révélé M. Sagne, se réjouissant d’un processus mené à son terme en dépit de sa longe durée et des nombreuses tentatives visant à Ramener BP et Kosmos à la raison.

Il martèle que cette décision ”marque une étape majeure dans un combat mené depuis plus de six ans contre les conséquences du projet GTA sur la pêche artisanale”.

‘’Nous avons poussé BP à la négociation avec les pêcheurs dont l’activité traditionnelle est fortement impactée’’, a-t-il fait valoir.

La plainte, portée par les pêcheurs avec l’accompagnement de l’ONG LSD, visait à dénoncer le non-respect des normes environnementales et sociales de l’OCDE par les multinationales BP et Kosmos Energy, impliquées dans l’exploitation du gaz au large des côtes sénégalo-mauritaniennes.

Aly Sagne signale que ‘’les miettes que devront toucher les pêcheurs ne sont pas comparables aux bénéfices énormes que BP devra engranger durant les 25 ans en exploitant le site de pêche de Diattara’’, considéré jadis comme la plus poissonneuse où les pêcheurs menaient leurs activités.

Fama Sarr, secrétaire adjointe du Comité local des pêcheurs artisanaux (CLPA) a déclaré que ce combat ne sera pas le dernier et va se poursuivre pour permettre à la communauté de jouir de ses ressources.

AMD/AKS