SENEGAL-AFRIQUE-PREVISION-HIVERNAGE
Dakar, 26 avr (APS) – L’installation de la saison de la pluie pourrait être tardive par rapport à la normale observée durant les trente dernières années au Sénégal et dans les autres pays de l’Ouest du Sahel, a-t-on appris, dimanche, de Diabel Ndiaye, chef des services climatiques à l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
”Le début de saison de la pluie pourrait être tardif dans les pays de l’Ouest du Sahel, couvrant le Sénégal, le Burkina Faso, la zone agricole du Mali, l’extrême nord de la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Cap Vert et la partie sud de la Mauritanie”, a dit à l’APS M. Ndiaye.
S’appuyant sur les résultats du forum 2026 des Prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones soudanienne et sahélienne de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (PRESASS), le météorologue a ajouté que ”les premières pluies significatives pourraient être décalées de plusieurs jours” par rapport à la moyenne des dates de début de saison dans cette partie du continent africain.
”On pourrait avoir quelques pluies significatives, suivies de pauses pluviométriques assez longues dans la première moitié de la saison de la pluie’’, a-t-il souligné.
Le forum organisé par le Centre climatique régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET) et ses partenaires s’est déroulé du 20 au 24 avril 2026 à Ndjaména au Tchad.
Le Sénégal a été représenté par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) et la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE).
Le météorologue explique ce démarrage tardif de l’hivernage par la configuration ”neutre” des températures de surface de l’Océan Atlantique nord, au large des côtes sénégalo-mauritaniennes et ”chaude” au niveau du Golfe de Guinée.
”’Cette situation chaude au niveau du Golfe de Guinée pourrait bloquer l’arrivée de la mousson, retardant ainsi de quelques jours l’installation des pluies au début de cette saison pluviale’’, a-t-il encore laissé entendre.
Le chef des services climatiques à l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a indiqué que cette situation contrastée des températures de surface de l’Atlantique nord pourrait disparaitre en fin juillet début août 2026 grâce à ”un réchauffement global de l’Atlantique nord et sud”.
”On pourrait avoir à partir de fin juillet début août un réchauffement global des températures de surface de la mer (TSM), de l’Atlantique nord et sud”, relève t-il, soulignant qu’un tel phénomène naturel ”pourrait rétablir une pluviométrie meilleure comparée au début de cet hivernage’’.
Il a indiqué que les mises à jour de l’ANACIM et de la DGPRE montrent que ”la pluviométrie de la deuxième moitié de la saison des pluies pourrait être légèrement mieux que le début de saison”.
Diabel Ndiaye a annoncé l’organisation d’un atelier national de présentation des résultats des prévisions météorologiques 2026 du Forum PRESASS et des recommandations pour une bonne préparation de l’hivernage.
AB/OID

