Héros national, une statue à la dimension de la stature de Lat Dior Ngoné Latyr Diop
Héros national, une statue à la dimension de la stature de Lat Dior Ngoné Latyr Diop

SENEGAL-INDEPENDANCE-HISTOIRE

Dakar, 3 avril (APS) – Sur la place de France, à Thiès, la statue de Lat Dior Ngoné Latyr Diop (1842-1886), inaugurée par le Président Bassirou Diomaye Faye, trône majestueusement depuis 2024, pour rendre hommage à ce héros national.

Lat Dior Ngoné Latyr Diop est l’un des résistants à la colonisation française ayant marqué l’histoire du Sénégal et du Cayor, ce qui lui vaut un statut de héros national dont la bravoure est enseignée dans les écoles et les symboles de la République.

C’est à Thiès que le Damel, titre donné au souverain du royaume du Cayor, tenta de restaurer la souveraineté d’une province contrôlée par le colon.

Lat Dior Ngoné Latyr Diop (1842-1886), pour ses hauts faits de résistance patriotique à la pénétration coloniale française, est surtout un héros national.

Fils de Sakhéwar Sokhna Mbaye Diop et de la linguère Ngoné Latyr Fall, il s’est surtout opposé à la mise en place d’une liaison ferroviaire entre Dakar et Saint-Louis, tenant tête aux troupes de Faidherbe et de Pinet-Laprade, et à d’autres figures internes pour diverses raisons. Et cela, jusqu’à son dernier souffle à Dekheulé.

Un héroïsme qui a inspiré la construction de la nation sénégalaise. Lat Dior est dans les manuels scolaires pour la transmission de ses valeurs de courage et de dignité.

Considéré comme un adepte de la “guerre préventive pour la paix”, Lat Dior Diop fascinait par son caractère de fin stratège.

Ses qualités et valeurs, conjuguées à sa bravoure malgré son jeune âge – il n’a vécu que 44 ans- sont restées dans le marbre de l’histoire.

C’est ce que traduit le chant de la Jeunesse avec le refrain de la symbolique du refus et de l’honneur : “Nous disons non ! Ngoné Latyr-Nous disons non ! A la peur qui fait fuir- Nous disons oui ! Ngoné Latyr- Nous disons oui ! A l’appel de l’honneur”.

Il a également inspiré la devise de l’armée sénégalaise pour exprimer le courage et le sacrifice des résistants reconnus par Faidherbe : “On nous tue, on ne nous déshonore pas”.

La mort de cette fierté nationale, le 27 octobre 1886, est commémorée chaque année, depuis 2018, par ses petits-fils à Dékheulé.

HK/HB/ADL/BK