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Thiès, 24 sept (APS) – Une vingtaine de femmes des régions de Fatick (centre), Kédougou (sud-est), Matam (nord) et Thiès (ouest) ont entamé, mercredi, une formation de trois jours qui va leur permettre de capter 30 % du Fonds d’appui au développement local (FADL).
Une formation de ‘’capacitation, de structuration et de mise en réseau’’ leur est dispensée à Thiès.
La décision des pouvoirs publics sénégalais d’affecter 30 % du FADL aux femmes des zones minières est considérée comme une avancée majeure de la gestion des revenus extractifs au Sénégal.
Mais la matérialisation de cet engagement nécessite une participation active des femmes aux instances chargées d’octroyer le Fonds d’appui au développement local, selon l’organisation non gouvernementale Oxfam, qui fait dispenser la formation aux femmes.
‘’Cet atelier permet de rassembler les femmes pour un renforcement de leurs capacités. Si nous ne connaissons pas les droits et les devoirs des uns et des autres, il est difficile de pouvoir les réclamer’’, a expliqué le directeur d’Oxfam au Sénégal, Léon Richard.
Il est important que les femmes des régions minières de Fatick, Kédougou, Matam et Thiès soient formées pour être en mesure de réclamer aux autorités 30 % du FADL, selon M. Richard.

D’après lui, les bénéficiaires de la formation doivent contribuer à ‘’une utilisation efficace et efficiente’’ de ce fonds au profit des femmes de ces quatre régions.
‘’Le Sénégal dispose de ressources minières [dont l’exploitation] a un impact sur les populations, ce qui justifie la création du FADL par l’État’’, a rappelé Léon Richard.
Oxfam pense que c’est faire œuvre de ‘’justice économique et sociale’’ que d’octroyer une partie de ce fonds aux femmes et aux filles, qui, selon elle, font partie des personnes les plus impactées par l’exploitation minière.
‘’Ce serait intéressant que les femmes qui subissent les externalités du secteur minier puissent bénéficier du Fonds d’appui au développement local’’, a plaidé Ngara Diouf, l’une des femmes bénéficiaires de la formation.
‘’Notre objectif est de faire en sorte que le FADL puisse être pris en compte dans l’élaboration des plans de développement locaux, afin que les femmes puissent en bénéficier’’, a-t-elle ajouté.
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