Thiès, 9 mai (APS) – Le film “Inchallah a boy“ du réalisateur Amjad Al-Rasheed a été projeté mercredi à l’UFR Sciences économiques et sociales de l’Université Iba Der Thiam de Thiès, dans le cadre de la 6-ème édition du Festival films femmes Afrique.

”Inchallah a boy” dont la trame se passe en Jordanie, raconte l’histoire d’une femme de 30 ans qui, après la mort subite de son mari, doit se battre pour obtenir sa part d’héritage, afin de sauver sa fille et son loyer, dans une société patriarcale, où avoir un fils changerait la donne.

Pour Hadja Maï Niang, chef du département Langue, lettres et sciences humaines de l’UFR Sciences économiques et sociales de l’UIDT, ce film met en exergue “l’universalité de la vulnérabilité de la femme”. Des cas de femmes confrontées à un problème d’héritage sont souvent relatés par les médias sénégalais, a-t-elle fait remarquer.

“C’est un hymne à la transformation sociale, montrant que l’homme et la femme doivent être côte à côte avec de la dignité”, poursuit l’universitaire, selon qui, “l’héroïne du film nous apprend qu’on peut vivre l’espoir en étant un combattant pour la vie, l’honneur et la dignité”.

Cette projection fait ressentir le “besoin de ressusciter le fait d’être en communion dans une salle pour suivre un film”, a-t-elle fait valoir.

Initié par l’Association Trait d’union, fondée en 1990 par un “groupe de femmes françaises vivant en couple mixte et soucieuses de s’intégrer harmonieusement dans leur pays d’accueil”, le Festival Films femmes Afrique a tenu sa première édition en 2003, notent les organisateurs.

Dans sa première phase, l’édition 2024 a projeté à Dakar et sa banlieue, du 26 avril au 4 mai, 60 films racontant des histoires de femmes africaines, produits par de jeunes réalisatrices africaines, autour du thème “Urgence climatique et paix”, a dit à la presse Jocelyne Guissé, qui représentait l’association Trait d’union.

Du 5 mai au 10, le festival se déplace dans les régions. Il sera à Mbour, Fatick, Toubacouta, Kaolack, Kaffrine, Louga et Ziguinchor, renseigne-t-elle.

Elle s’est réjouie du “côté estudiantin” de l’étape de Thiès et des “nombreuses réactions” suscitées dans la salle par ce film, preuve, selon elle, que “le cinéma renaît”. “C’est un gage de réussite de voir ici à Iba Der Thiam qu’il y a une section cinéma (…) très jeune (qui) ne demande qu’à s’étoffer“.

Le Festival films femmes Afrique qui se tient une fois tous les deux ans est une occasion de découvrir des films sénégalais, du continent et de la diaspora, montrant la condition de la femme, a dit Mme Guissé.

ADI/OID

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