SENEGAL-HUMANITAIRE-FINANCEMENT
Thiès, 26 avr (APS) – Le secrétaire général de Caritas Sénégal, Abbé Albert Daour Mbaye, a souligné l’importance pour cette organisation caritative de ‘’se réinventer’’, mais aussi de bénéficier de l’appui de l’Etat, face à la diminution des financements internationaux et aux crises qui secouent le monde.
”Nous le savons tous aujourd’hui : à cause des multiples crises qui affectent le monde entier, c’est comme si l’humanitaire souffrait maintenant [d’un manque] d’intérêt pour les gens, alors que l’humanitaire en général et Caritas en particulier sont là, pour les gens et souvent plus proches des gens que tous les autres”, a déclaré, samedi, Abbé Albert Daour Mbaye.

Lors de la 62-éme assemblée générale de Caritas Sénégal qui se tient samedi et dimanche à Thiès sous le thème ”Caritas Sénégal face aux défis de la mobilisation des ressources”, l’homme d’église a préconisé de faire une bonne analyse, afin de dégager des perspectives pouvant servir de feuille de route, devant les difficultés actuelles.
Pour Albert Daour Mbaye, ‘’Caritas doit faire plus que se réinventer’’. L’ONG doit prospecter et, pour ce faire, il faudra ‘’sortir des sentiers battus’’. ‘’Nous avions nos habitudes de levée de fonds, aujourd’hui, [elles] ont montré leurs limites. Donc, il faut innover’’, a-t-il dit.
”Nous essaierons avec tous nos partenaires, les populations à la base, les services publics, l’État du Sénégal, les partenaires extérieurs, de chercher les moyens de [nous tenir aux côtés] des populations nécessiteuses, que nous accompagnons, et que nous accompagnerons’’, a poursuivi le secrétaire général de Caritas Sénégal.
Caritas Sénégal est une organisation caritative chrétienne, avec un réseau qui couvre l’ensemble des diocèses du Sénégal, à savoir Saint-Louis, Tambacounda, Kolda, Ziguinchor, Kaolack, Dakar et Thiès.
”Tout le monde peut prétendre à l’aide de Caritas, mais Caritas ne peut aider que si elle a les moyens d’aider. Et c’est pourquoi, note-il, nous sommes tous appelés, à nous impliquer pour aider à relever ce défi de la mobilisation des ressources, parce qu’[avec] les nombreuses crises qui ont frappé le monde, – le coronavirus, récemment la guerre en Iran – [par exemple], il y a une raréfaction des ressources’’.
Le prélat affirme que parmi les partenaires extérieurs, beaucoup travaillent avec les fonds publics de leurs États, pour contribuer au développement. ‘’Nous aussi, nous voulons travailler avec notre État, à travers les ministères qui couvrent nos activités’’, a fait valoir Abbé Albert Daour Mbaye.
”Nous évoluons dans plusieurs secteurs – la sécurité alimentaire, l’élevage, la promotion féminine, l’employabilité des jeunes, l’hygiène -, où nous aimerions que l’État nous appuie, que nous soyons son bras auprès des populations pour pouvoir réaliser [nos objectifs]”, a-t-il plaidé.
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