SENEGAL-ECONOMIE
Dakar, 15 sept (APS) – Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a souligné, mardi, à Dakar, la nécessité d’arriver à un consensus le plus large possible pour “la mise en œuvre effectives” des instruments stratégiques de pilotage du secteur.
Il fait allusion à la Stratégie nationale de développement de l’économie sociale et solidaire et à Stratégie nationale d’encouragement à la responsabilité sociétale des entreprises.
“Nous devons désormais franchir le dernier cap. Il ne s’agit plus seulement de recueillir les observations mais de consolider les acquis, de renforcer les cohérences des orientations et de parvenir à un consensus suffisamment large pour permettre l’adoption et la mise en œuvre effectives de ces instruments stratégiques”, a-t-il déclaré.
M. Dione s’exprimait à l’occasion de la première session, pour l’année 2026, du cadre de Concertation de l’économie sociale et solidaire, en présence de plusieurs acteurs du secteur.
Selon le ministre de la Microfinance, cette phase intervient après les différentes étapes de diagnostic, de concertation, de formulation et d’enrichissement des projets portant sur les deux leviers concernés.
“Les deux stratégies soumises aujourd’hui à notre examen doivent être appréhendées non pas comme deux documents isolés mais comme deux instruments complémentaires au service d’une même ambition de transformation de notre modèle de développement”, a indiqué M. Dione.
Pour mener à bien cette concertation, il a insisté sur la pertinence des orientations stratégiques proposées et le caractère opérationnel des stratégies.
“Il ne sert à rien d’avoir une stratégie qu’on ne peut pas mettre en œuvre, notamment à travers des actions clairement définies, des responsabilités identifiées”, a souligné M. Dione, arguant que le caractère oriel de l’économie sociale et solidaire.
Il a également mis l’accent sur la cohérence avec les orientations nationales de développement, notamment l’Agenda national de transformation Sénégal Vision 2050, ainsi que l’articulation entre les différents acteurs et parties prenantes et l’appropriation de ces instruments par ces derniers.
Il a cité l’État, les collectivités territoriales, les organisations de l’ESS, la société civile, les institutions financières et mutualistes, le secteur privé, les organisations communautaires ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Selon Alioune Dione, l’ESS porte une vision du développement “fondée sur la création de valeurs économiques”, mais également sur la solidarité, l’inclusion, la justice sociale et la territorialisation du développement.
“De la même manière, la responsabilité sociétale d’entreprise doit permettre de renforcer la contribution du secteur privé aux objectifs économiques, sociaux et environnementaux de notre pays”, a souligné le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire.
L’administratrice générale de la Fondation Sonatel, Ndèye Coura Sow, a assuré de la disponibilité des fondations d’utilité publique à accompagner la mise en œuvre de cette stratégie.
“Nous sommes prêts à contribuer aux travaux de l’Observatoire national de l’économie sociale et solidaire, à partager nos expériences, à soutenir les dispositifs d’accompagnement des acteurs et à participer activement à la préparation du Conseil national de l’économie sociale solidaire prévu en octobre prochain”, a-t-elle dit, prenant la parole au nom des fondations.
Mme Sow a précisé que les partenaires techniques et financiers sont attendus pour accompagner les changements d’échelle, ajoutant que le secteur privé, les fondations et acteurs de l’ESS devront, quant à eux, mobiliser leurs expertises et leurs capacités d’innovation.
A cet effet, l’État devra “jouer pleinement son rôle d’orientation et d’impulsion”.
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