SENEGAL-ECONOMIE
Dakar, 29 avr (APS) – Le Sénégal pourrait réaliser une croissance économique de 2,5 % en 2026, après avoir atteint 6,7 % en 2025, ce qui serait la conséquence d’une ‘’décélération’’ causée par la contribution des hydrocarbures à l’économie du pays, selon des prévisions faites par le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération.
‘’La croissance économique en 2026 est estimée à 2,5 %’’, indique le ministère dans un rapport intitulé ‘’Sénégal : développements économiques récents et perspectives’’.
Il rappelle que la croissance économique du Sénégal était de 6,7% en 2025, contre 6,5 en 2024, une augmentation due notamment aux hydrocarbures.
La chute de la croissance en 2026 serait le résultat d’‘’une décélération en lien avec une baisse de la contribution des hydrocarbures’’, explique le document.
Ses auteurs affirment, concernant les perspectives de l’économie sénégalaise, qu’‘’il est attendu une croissance économique hors hydrocarbures et agriculture de 3% en 2026, moins que le taux de 5,5 % prévu dans la LFI (loi de finances initiale) 2026, au vu du ralentissement observé en 2025’’.
‘’Il s’agit néanmoins d’une hausse de 1,4 point par rapport à 2025, car le ralentissement à 1,6 % en 2025 aurait été de 2,3 % sans l’effet du secteur extractif et de l’agriculture, et de 2,9 % y compris l’agriculture’’, ajoutent-ils.
Le rapport ajoute que ‘’l’effet des JOJ (Jeux olympiques de la jeunesse) en 2026 viendrait […] en supplément, alors que la consolidation budgétaire et la conjoncture internationale atténueraient la vigueur de la demande privée’’.
Cette année, le secteur primaire devrait réaliser une croissance estimée à 4,8 %, après 7 % en 2025. La valeur ajoutée du secteur tertiaire pourrait progresser de 2,8 %, après 2,5% en 2025.
La progression des taxes nettes reste inchangée cette année. Elle était de 2,4 % en 2025.
Le secteur secondaire, qui affiche une croissance plus modérée de 1 %, serait pénalisée par la contreperformance du sous-secteur des hydrocarbures, après 16,7 % en 2025.
En termes de contribution à la croissance, la dynamique serait principalement soutenue par le secteur tertiaire, avec une contribution de 1,4 point, après 1,3 point en 2025, et les taxes nettes, avec une contribution de 0,2 point, inchangée par rapport à 2025.
Les exportations pourraient augmenter de 1,6 %, la consommation finale de 3,4 %, l’investissement de 3,7 %, tandis que les importations devraient augmenter de 4,5 %, selon le rapport.
Le déficit du compte courant de la balance des paiements est projeté à 5,1% du PIB, soit une dégradation d’un point de PIB par rapport à 2025.
Cette évolution défavorable s’expliquerait principalement par une dégradation concomitante de la balance commerciale (1,4 point du PIB), de la balance des revenus et des services (0,4 point du PIB), contrebalancée par une amélioration des transferts (0,7 point du PIB), notamment les transferts des Sénégalais de l’extérieur par rapport à 2025.
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