SENEGAL-SCIENCES-PEDAGOGIE
Thiès, 9 fév (APS) – Une initiative de la Direction pour la promotion des technologies de l’information et de communication (DPTIC) du ministère de l’Education nationale travaille à numériser le dispositif des progressions harmonisées, afin de mieux soutenir les élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage, particulièrement dans les disciplines scientifiques.
Dans ce cadre, un atelier dédié à l’élaboration de solutions de remédiation dans les disciplines scientifiques, s’est tenu samedi et dimanche à Thiès.
Il visait à “élaborer des ressources pour une plateforme du projet de l’UNICEF dénommé Solution numérique de soutien pour la remédiation école maison (SOLUREM)”, a expliqué l’inspecteur de l’enseignement moyen secondaire en science physique, Malick Guèye.
Selon M. Guèye, cette plateforme représente “une innovation majeure”, dans le dispositif scolaire et pédagogique, en ce qu’elle vise à mettre en œuvre la remédiation, en utilisant le numérique.
Il note que la remédiation posait un problème d’ordre organisationnel, avec les progressions harmonisées et les évaluations à épreuves standardisées, surtout pour les professeurs.
Avec les évaluations, “il fallait trouver une autre manière peut-être de faire la remédiation, afin d’aider les élèves en difficulté à se rattraper”, a-t-il indiqué.
“Ce projet vient à son heure, et il permet d’alléger un peu le dispositif, mais surtout de prendre en charge les élèves qui ont des difficultés d’apprentissage, lors des séances de remédiation”, s’est réjoui Malick Guèye.
L’inspecteur a noté que pour le niveau moyen, le projet concerne principalement les disciplines scientifiques que sont les sciences physiques, SVT, mathématiques et éducation technologique.
“Lors de cet atelier, nous avons décidé de faire une première phase pilote, qui va concerner un bloc scientifique et technique (BST)”, a-t-il signalé.
”Pour le collège d’enseignement moyen (CEM), les trois niveaux 6-ème, 5-ème et 4-ème sont enrôlés”, a-t-il renseigné.
La phase expérimentale cible deux groupes : un groupe témoin et un groupe expérimental, pour voir d’abord le résultat qui sera obtenu à petite échelle.
Malick Guèye a affirmé que compte tenu de la ”fracture numérique entre les villes et les villages”, un BST et un CEM ont été choisis en milieu urbain, pour contourner cette difficulté d’ordre technique rencontrée dans l’expérimentation et voir l’impact de ce dispositif sur les performances des élèves.
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