Engrais organiques : la structuration de la filière présentée comme un moyen de restauration des sols
Engrais organiques : la structuration de la filière présentée comme un moyen de restauration des sols

SENEGAL-AGRICULTURE

Dakar, 13 oct (APS) – Le responsable du programme de subvention des engrais organiques à la direction de l’agriculture, Ibrahima Khalil Sabaly, a rappelé, mardi, à Dakar, la nécessité de développer au Sénégal une filière performante d’engrais organiques pour restaurer les sols.

‘’Nos terres sont le premier capital productif dont nous disposons. Leur dégradation menace directement les revenus des producteurs et notre sécurité alimentaire. Restaurer et préserver ce capital n’est donc pas une option, c’est une nécessité’’, a soutenu M. Sabaly lors d’un atelier des acteurs de la filière engrais organiques.

Le développement de cette filière doit se faire dans un cadre réglementaire, qui puisse permettre de garantir la qualité des produits et leur accessibilité pour les producteurs, a-t-il ajouté.

Ibrahima Khalil Sabaly a salué l’initiative de la Coopérative des producteurs d’engrais organiques (CPAD) de réunir, pour l’atelier, des acteurs soucieux de la régénération des sols.

Bassirou Sarr, un expert chargé des filières à l’Agence belge de coopération internationale, estime que la dégradation des sols, la volatilité des prix des intrants agricoles importés et l’impact du changement climatique sur les rendements obligent les agriculteurs, l’État et les organisations paysannes à développer des solutions locales de fertilisation organique des terres.

‘’La transition vers une fertilisation organique n’est plus une simple option environnementale. Elle devient un impératif pour la souveraineté économique et la sécurité alimentaire’’, a souligné M. Sarr en intervenant à l’atelier de la CPAD.

La valorisation de la biomasse, le compostage et la production de biofertilisants locaux sont des opportunités pour créer des emplois verts, soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes et restaurer la qualité des sols, selon l’expert de l’Agence belge de coopération internationale.

D’après lui, plusieurs défis sont à relever pour développer la filière engrais organiques : la structuration et la professionnalisation des acteurs, la mise en place d’une gouvernance transparente, le dialogue entre les parties prenantes et la répartition équitable des revenus.

Il juge nécessaire de faciliter l’accès au financement pour encourager les investissements dans la production locale à grande échelle, la normalisation et la certification des produits, afin de garantir leur qualité.

BAB/ESF/MTN