SENEGAL-ARTVISUELS-CULTURE
Dakar, 4 mars (APS) – Les œuvres du cinéaste aujourd’hui peintre sénégalais, Moussa Sène Absa, exposées, à l’espace Vema, traduisent une quête de la mémoire, de l’identité et de la lumière intérieure, a soutenu le secrétaire d’Etat à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, Bacary Sarr.
”Les œuvres de Moussa Sène Absa, traduisent une quête, celle de la mémoire, de l’identité, de la lumière intérieure”, a déclaré, mardi, à l’occasion du vernissage de l’exposition intitulée ”Empreinte du regard” de l’artiste présidé par le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Ba.
il a noté que ces œuvres, sont également, une invite à ”ralentir, à observer, et à ressentir”.
Cette exposition qui se tient jusqu’au 31 mars, présente plusieurs toiles du peintre, parmi lesquelles l’on trouve une trilogie de trois tableaux, intitulée ”woyaan bassang”, réalisés sur des nattes.
”À travers cette initiative de Moussa Sène Absa, nous célébrons non seulement un artiste, mais aussi la richesse et la transversalité de la création sénégalaise”, a ajouté M. Sarr.
Il explique que le cinéma demeure non seulement un mouvement, mais aussi une action et une lumière, estimant que les tableaux de Moussa sont habités par les ”couleurs” issues de ladite ”lumière”.
” (…) Il est particulièrement significatif que cette exposition se tienne en ce mois marqué à la fois par le ramadan musulman et par le carême chrétien, cette période de recueillement et d’élévation spirituelle nous appelle à l’introspection, à la purification du cœur et à la profondeur du regard”, a fait valoir Bacary Sarr.
Pour le président de l’association des artistes du village des Arts, Mouhamadou Mbaye dit ”Zulu Mbaye”, frère jumeau de Moussa Sène Absa, cette exposition reste le ”prolongement de son œuvre cinématographique sur sa peinture”.
”Quand je regarde ces toiles qui m’entourent, je vois ma palette, mon esprit pictural, ce qu’on peut appeler un style, l’âme de sa peinture (….) ”, ajoute-t-il.
”L’artiste a besoin d’émerveillement, il a besoin d’enchantement, de rêve et d’utopie, c’est ce travail sur l’utopie qui me pousse à la peinture, à l’écriture, au cinéma”, a pour sa part soutenu l’artiste Moussa Sène Absa, un éminent réalisateur sénégalais. Le monde reste, d’après lui, ”friant” des créations de ”l’Homo-Senegalensis” grâce à la ”belle âme” de ses productions, dans tous les domaines.
Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Bâ, a quant à lui, soulevé, les scènes de vie rappelant la société sénégalaise et l’étude approfondie sous un regard anthropologique et sociologique, exprimés au travers de ces fresques.
Moussa Sène Absa, est un réalisateur, formateur, monteur, producteur, scénariste, peintre et auteur-compositeur sénégalais.
Il a remporté plusieurs prix dans sa carrière cinématographique, nomment le ”Tanit d’Argent” aux Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie en 1988 avec son court métrage ”Le Prix du mensonge” relatant la vie parisienne de deux frères africains avec obstacles et niveaux de vie différents.
Il a aussi reçu le prix de la ”meilleure photographie” au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou en 1997 avec son film ”Tableau ferraille” récompensant ainsi la qualité visuelle d’un film dont l’actrice principale est Rokhaya Niang. .
Il compte en son actif plus de 500 œuvres, qu’il a exposées à travers le monde, notamment aux Etats-Unis.

AMN/ADC/FKS/

