SENEGAL-INSTITUTION-GOUVERNANCE
Dakar, 30 mars (APS) – Le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a appelé lundi à instaurer une véritable culture d’évaluation des politiques publiques, reposant sur la transparence, la redevabilité, la rigueur dans la gestion des ressources publiques et la recherche de résultats concrets.
‘’Il faut bâtir une culture commune de l’évaluation des politiques publiques, une culture fondée sur la transparence, la redevabilité, la rigueur dans la gestion des ressources publiques et l’efficacité dans l’attente des résultats’’, a-t-il déclaré.
M. Ndiaye s’exprimait à l’ouverture d’un atelier de formation, organisée par l’institution parlementaire en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Cette rencontre de deux jours est initiée à l’intention des coordonnateurs des cellules d’études, de planification et de suivi-évaluation (CEPSE) des 25 départements ministériels, des services techniques du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, du ministère des Finances et du Budget, de l’Assemblée nationale, de la Cour des comptes et du PNUD.
Le président de l’Assemblée national a prôné, à cette occasion, la mise en place d’un circuit informationnel intégré entre l’Assemblée nationale et les ministères pour ‘’fluidifier le lien entre les projets annuels de performance et les rapports annuels de performance, pour assurer une meilleure visibilité de l’exécution budgétaire des programmes et renforcer la capacité d’analyse de l’Assemblée nationale’’.
Il s’agit, selon lui, de créer un cadre d’échange structuré afin de définir ensemble un plan stratégique partagé, des outils harmonisés, des procédures cohérentes et une feuille de route opérationnelle pour un système intégré d’information parlementaire des politiques publiques’’.
Le président de l’Assemblée nationale a également rappelé que l’évaluation des politiques publiques est ‘’un levier pour améliorer la qualité de la décision publique, pour corriger les insuffisances, optimiser l’utilisation des ressources et surtout mieux répondre aux attentes des citoyens’’.
Participant à l’ouverture de l’atelier de formation, la secrétaire d’Etat, porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, a invité les agents de l’Etat à s’approprier la nouvelle dynamique impulsée par les autorités.
‘’Il nous faut nous adapter aux nouvelles tendances comme l’introduction de nouveaux outils permettant un suivi plus efficient et efficace des résultats des actions publiques et des coûts de leur réalisation’’, a-t-elle lancé.
‘’Dans nos actions quotidiennes, il nous faut veiller à ce que les moyens mobilisés permettant de produire les effets attendus de nos politiques sectorielles et d’atteindre les objectifs qui leur sont assignés’’, a insisté Mme Faye.
L’ambassadeur du Canada au Sénégal, Marcel Lebleu, s’est réjoui de la tenue de l’atelier, estimant qu’il traduit la volonté de donner tous les outils nécessaires à l’Assemblée nationale pour ‘’réaliser son mandat constitutionnel’’.
Selon le diplomate, la direction des services de planification, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques est ‘’un outil démocratique très important au service de la transparence, de la redevabilité et de l’efficacité de l’action publique.
Le représentant résident du PNUD au Sénégal, Njoya Tikum, a salué la démarche d’une Assemblée nationale ‘’en évolution qui s’inscrit dans une démarche de renforcement continu avec la volonté d’adapter ses pratiques pour mieux répondre aux attentes des populations’’.
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