Economie sociale solidaire : les atouts de la région de Thiès mis en exergue
Economie sociale solidaire : les atouts de la région de Thiès mis en exergue

SENEGAL-ECONOMIE-DEVELOPPEMENT

Thiès, 9 juin (APS) – La région de Thiès, reconnue pour son dynamisme économique, entrepreneurial et associatif, a “toute sa place” dans la  dynamique nationale et internationale de développement de l’économie sociale solidaire, présentée comme une “alternative crédible, inclusive et durable”, a déclaré l’adjoint au gouverneur de Thiès, en charge du développement.

La région de Thiès, réputée pour son dynamisme économique, entrepreneurial et associatif, “a toute sa place dans cette dynamique nationale et internationale” de développement de l’économie sociale solidaire, a notamment dit Ababacar Sadikh Niang.

Il présidait un forum communautaire sur l’économie sociale solidaire, tenu mardi dans les locaux de la gouvernance de Thiès, dans le cadre du Projet de renforcement, de structuration et de mise en réseau des OSC (PREMISO).

Cette initiative est portée par les organisations de la société civile ComDev Africa, Social Change Factory, l’ONG  Jeunesse et Développement, ainsi que des partenaires.

“Notre territoire dispose d’un tissu associatif engagé, d’une jeunesse innovante et d’acteurs communautaires capables de contribuer fortement au développement de l’Économie sociale et solidaire”, a-t-il ajouté.

L’économie sociale solidaire apparaît désormais comme une “alternative crédible, inclusive et durable”, face aux difficultés auxquelles les jeunes et les femmes sont confrontées, notamment en termes d’emploi, d’accès au financement, à la terre, à l’encadrement technique, a indiqué, M. Niang.

Lors de cette rencontre,  Ababacar Sadikh Niang a évoqué les “défis majeurs” en matière d’emploi et d’inclusion économique, auxquels fait face le Sénégal, dont les jeunes qui représentent une part importante de la population, soit 73,4%, selon les dernières projections de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Beaucoup de ces jeunes qui constituent “une richesse immense pour notre nation”, restent, cependant, confrontés au chômage, au sous-emploi, à la précarité économique et à des difficultés d’accès aux opportunités socioéconomiques, a-t-il fait remarquer.

Les femmes, de leur côté, continuent de faire face à plusieurs contraintes limitant leur pleine participation au développement économique, a fait valoir l’adjoint au gouverneur.

Elles souffrent d’un “accès limité au financement et à la terre”, d’une “faible structuration des activités génératrices de revenus”, d’initiatives communautaires “inadaptées et informelles” et d’une “insuffisance notoire en termes d’accompagnement technique et financier”, a-t-il ajouté.

L’économie sociale solidaire “repose sur des valeurs fondamentales de solidarité, de coopération, de participation citoyenne, d’équité sociale et territoriale et de responsabilité collective”, a relevé M. Niang.

“Elle met l’économie au service de l’humain et favorise des modèles de développement qui privilégient l’utilité sociale, la cohésion communautaire et la valorisation des ressources locales”, dit-il.

Il a relevé qu’il s’agit d’un modèle permettant de “créer des emplois décents”, de “renforcer les initiatives communautaires”, de “promouvoir l’entrepreneuriat collectif” et de “dynamiser les territoires, à partir des potentialités locales”.

Selon lui, l’ESS est un “levier stratégique pour construire un développement plus inclusif et harmonieux”.

Cela a amené l’État du Sénégal à engager “plusieurs réformes importantes, afin de structurer ce secteur”, à travers l’adoption d’une loi d’orientation datée du 15 juin 2021 relative à l’Économie sociale et solidaire, et qui constitue une “avancée importante dans la reconnaissance et l’encadrement des acteurs du secteur”.

Ce secteur occupe, selon lui, une place essentielle dans la vision de transformation du Sénégal, portée par les nouvelles orientations nationales avec l’avènement des Coopératives productives solidaires (CPS) qui constituent une opportunité stratégique de promouvoir la mise en place d’associations entreprenantes, responsables et bénéfiques aux communautés.

Outre les échanges, ce forum devrait permettre d’identifier des solutions concrètes et adaptées aux réalités territoriales.

“Elle doit, ajoute-t-il, favoriser l’expression des organisations communautaires, la remontée des besoins prioritaires et la co-construction de mesures de plaidoyer pertinentes en faveur de l’ESS”.

2026 déclarée année de l’Économie sociale et solidaire au Sénégal

Selon lui, la “décision forte”  du Président de la République de déclarer l’année 2026, année de l’Économie sociale et solidaire au Sénégal, “témoigne de l’importance stratégique accordée à l’ESS dans le processus de transformation économique et sociale de notre pays”.

Elle appelle également à la mobilisation de tous les acteurs – autorités administratives, collectivités territoriales, services techniques, partenaires au développement, secteur privé, organisations communautaires de base et société civile afin de renforcer les initiatives locales, de structurer les organisations communautaires et de favoriser des mécanismes d’accompagnement adaptés aux besoins des populations, a relevé M. Niang.

Il dit espérer que cette ambition nationale sera “davantage renforcée” par la tenue, du 7 au 9 juillet prochains à Diamniadio, du Forum africain de l’Économie sociale et solidaire (FORAESS).

L’accueil de cet événement régional majeur représente une “reconnaissance importante des efforts engagés par notre pays dans la promotion de ce secteur stratégique de notre développement socioéconomique”, estime-t-il.

ADI/BK