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Dakar, 23 avr 2026 (APS) – Le Sénégal prévoit de mettre en œuvre d’ici à 2030 un plan d’action national avec au total 51 recommandations prioritaires issues des mécanismes internationaux et régionaux des droits humains, a déclaré jeudi Julien Ngagne Ndour, directeur des Droits humains au ministère de la Justice.
“Nous avons identifié des recommandations prioritaires au nombre de 51 que nous envisageons de mettre en œuvre d’ici à l’horizon 2030”, a précisé M. Ndour lors d’un atelier de consolidation organisé à Dakar, en présence, notamment, du Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et de partenaires techniques et financiers.
Il a souligné que ce plan d’action s’inscrit dans la dynamique des engagements internationaux pris par le Sénégal.
M. Ndour intervenait au nom de Yassine Fall, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, par ailleurs présidente du Conseil consultatif national des droits de l’homme et du droit international humanitaire.
“Le Sénégal est un Etat qui a ratifié beaucoup de conventions au niveau des Nations unies, mais aussi au niveau de l’Union africaine en matière de droits de l’homme”, a-t-il rappelé, évoquant les mécanismes de suivi qui évaluent périodiquement les politiques publiques nationales.
Selon M. Ndour, ces mécanismes “ont félicité le Sénégal pour tout ce qu’il a fait de bien dans la mise en œuvre des droits de l’homme”, tout en formulant des recommandations visant “une meilleure application des droits humains au niveau national”.
“L’ensemble de ces recommandations devra être mis en œuvre et le suivi devra être assuré par le ministère de la Justice à travers ce conseil consultatif”, a-t-il insisté, mettant en avant le rôle central de cet organe.
Concernant les leviers de mise en œuvre, le directeur des Droits humains au ministère de la Justice a évoqué des leviers techniques, notamment le renforcement des capacités du Conseil consultatif, afin que ses membres disposent de “toute l’expertise nécessaire pour assurer le suivi”.
Le directeur des Droits humains a également mis en avant des leviers financiers, impliquant l’appui de partenaires internationaux. “Nous avons déjà des partenaires, notamment, le Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies et l’Agence italienne pour le développement et la coopération”, a-t-il indiqué.
“Il faut aller vers une validation politique (…) pour que le gouvernement puisse être non seulement au courant de ce plan d’action, mais se l’approprier et également le porter”, a-t-il poursuivi, estimant que cette étape sera déterminante pour mobiliser davantage de soutiens.
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