SENEGAL-DIALOGUE-PLAIDOYER
Dakar, 18 mai (APS) – Des organisations de la société civile sénégalaise réunies, lundi, à Dakar ont salué le format “direct” et “resserré” du dialogue national choisi par le chef de l’État, plaidant pour l’élargissement des sujets aux préoccupations quotidiennes des Sénégalais, ”au-delà des réformes institutionnelles ou électorales”.
“La société civile estime également que ces concertations ne doivent pas se limiter aux seules réformes institutionnelles ou électorales, mais doivent intégrer pleinement les préoccupations quotidiennes des Sénégalais”, lit-on dans un communiqué transmis à l’APS.
Les organisations signataires du texte ont cité notamment ”le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette publique, la transparence des finances publiques, les tensions sociales, l’accès aux services sociaux de base, ainsi que les défis liés à la santé, à l’éducation, à la justice sociale et au vivre-ensemble”.
La vingtaine d’organisations regroupées au sein du Consortium des organisations de la Société civile a organisé un atelier national de contribution sur les avant-projets de lois issus des dialogues nationaux.
Le président Bassirou Diomaye Faye a partagé quatre avant-projets de loi sur la Cour constitutionnelle, le Code électoral, la révision constitutionnelle et les partis politiques.
Ces organisations de la société civile souhaitent que ces concertations reposent sur une “représentation large, inclusive et équilibrée des forces vives de la Nation”, associant notamment les anciens Premiers ministres, les anciens présidents de l’Assemblée nationale, les représentants des autorités religieuses et coutumières.
Elles espèrent aussi une implication des leaders communautaires, des organisations de femmes et de jeunesse, les associations de personnes vivant avec un handicap, des universitaires et intellectuels, des syndicats, des acteurs des médias, des organisations professionnelles, des commerçants, des travailleurs du secteur informel ainsi que l’ensemble des forces politiques de la majorité comme de l’opposition.
“Dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels, la société civile considère que toute démarche favorisant le dialogue, l’écoute et le rapprochement entre les citoyens et les institutions constitue une contribution essentielle à la stabilité, à la cohésion nationale et à la consolidation démocratique”, rapporte le texte.
Ces membres de la société civile saluent un format de dialogue qui favorise une “meilleure qualité d’écoute, des échanges plus directs et interactifs, une participation citoyenne à même de faire émerger des consensus durables autour des priorités nationales”.
Les membres de la société civile invitent l’ensemble des acteurs à répondre “favorablement à cette initiative de concertations, dans un esprit d’ouverture, de responsabilité et de recherche de consensus, afin de préserver la stabilité du Sénégal, renforcer la confiance entre gouvernants et gouvernés et consolider durablement les fondements démocratiques du pays”.
Le président de la République a décidé de recevoir en audience, du 21 au 31 mai 2026, de hautes personnalités et représentants des forces vives, à la place du format traditionnel de la Journée du dialogue national tenue le 28 mai de chaque année en raison de la coïncidence avec la période de Tabaski, avait indiqué un communiqué de la présidence.
HK/MTN
