SENEGAL-AFRIQUE-DEVELOPPEMENT
Dakar, 13 déc (APS) – L’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP) vient de former de hauts fonctionnaires africains à la diplomatie économique et climatique et à l’utilisation de techniques de négociation, pour leur permettre de bien défendre les intérêts du continent dans les instances internationales, dont les deux prochaines conférences des Nations unies sur les changements climatiques.
Des diplomates et des décideurs politiques de haut niveau représentant 14 pays africains ont pris part à cette formation, une initiative conjointe de l’IDEP et du Centre sur le leadership et le management pour le développement de l’Afrique (CELMAD).
Ils sont venus de l’Afrique du Sud, du Burkina Faso, des Comores, du Congo, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée équatoriale, du Kenya, de la Libye, de la Mauritanie, du Maroc, du Sénégal, de la Tanzanie et de la Tunisie.
‘’Diplomatie économique et climatique : promouvoir les intérêts de l’Afrique sur la scène internationale’’ était le thème de la formation.

Karima Bounemra Ben Soltane, la directrice de l’IDEP
‘’La formation a porté sur les négociations climatiques, qui sont un sujet crucial pour notre continent. Il faut que nos ministères des Affaires étrangères soient regardants sur un certain nombre d’enjeux et aient les dispositions nécessaires pour discuter d’égal et à égal avec leurs partenaires du monde entier’’, a dit Karima Bounemra Ben Soltane, la directrice de l’IDEP, un institut de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, basé à Dakar.
Le but de la formation est de mieux faire ‘’entendre la voix’’ des pays africains, a-t-elle expliqué.
‘’Notre continent, qui apparaît comme celui qui contribue le moins à la pollution, est fragilisé par des sécheresses et des inondations qui créent des migrations internes et davantage de pauvreté, qui mettent au chômage beaucoup de gens’’, a souligné Mme Ben Soltane.
Dès lors, l’Afrique doit se faire entendre dans les négociations sur le climat, selon elle.

Fodé Ndiaye, le président-coordinateur du CELMAD
La formation de cinq jours portait essentiellement sur ‘’l’art de la négociation climatique’’.
Selon Fodé Ndiaye, le président-coordinateur du CELMAD, le but de la formation était de mieux faire comprendre aux bénéficiaires les mécanismes du Fonds d’adaptation au changement climatique, du Fonds de réponse aux pertes et dommages, du Fonds pour l’environnement mondial, etc.
Le plus important dans les négociations sur le climat est de proposer un projet qui puisse être financé par ces fonds, a-t-il dit.

‘’Il faut faire en sorte que ça profite aux populations. Nous pensons qu’ils ont maintenant, à la fin de cette formation, les outils qu’il faut non seulement pour négocier, mais aussi pour construire des institutions qui puissent accéder à ces fonds’’, a ajouté M. Ndiaye.
La formation s’est terminée par la simulation d’une négociation multipartite, à l’image de celles des conférences des Nations unies sur le climat.
Les bénéficiaires se sont exercés à la constitution de coalitions visant à articuler les positions africaines et à les ‘’unifier’’.
MFD/ESF/MTN

