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Dakar, 7 mars (APS) – L’Association des femmes des médias (AFMS) a organisé, vendredi à Dakar, un atelier de formation de ses membres sur le journalisme de paix dans le but de les encourager à adopter des pratiques professionnelles favorisant la prévention des conflits et le renforcement de la cohésion sociale, a déclaré sa présidente, Marguerite Rosalie Ndiaye.
”Une journaliste bien formée est en mesure de distinguer le bon du mauvais et d’adopter l’attitude appropriée sur le terrain. Il s’agit notamment de vérifier les images à diffuser, quel discours tenir et quel langage utiliser pour informer sans heurter la sensibilité du public”, a-t-elle expliqué.
S’exprimant en marge de cette rencontre tenue à la Maison de la presse Babacar Touré, Mme Ndiaye a insisté sur l’importance de cette formation dans l’objectif de permettre aux professionnelles femmes des médias d’adopter des approches responsables dans le traitement de l’information dans un contexte sensible.
Placée sous le thème : ”Journalisme de paix : rôle des femmes des médias dans la prévention des conflits et la cohésion sociale”, cette session vise à doter les participantes d’outils et de méthodes favorisant la production de contenus médiatiques promouvant la paix, la tolérance et l’inclusion sociale.
Selon la présidente de l’AFMS, ”l’ambition de l’association est de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de femmes journalistes reconnues pour la qualité de leur travail et leur engagement en faveur de la cohésion sociale”.
”Notre objectif est de former des femmes journalistes capables de produire un travail de qualité, de manière à ce qu’elles soient identifiées parmi les meilleures professionnelles du pays. Cela passe nécessairement par le renforcement continu de leurs capacités”, a-t-elle ajouté.
Elle a également annoncé que l’association envisage d’accompagner les participantes dans la réalisation de productions médiatiques, notamment des enquêtes et des grands reportages consacrés aux questions de paix et de cohésion sociale. ”Des distinctions seront également décernées aux meilleures productions afin d’encourager la promotion du journalisme de paix, a-t-elle renseigné.

Le président du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED), Mamadou Thior, a pour sa part salué l’initiative, estimant que les femmes peuvent jouer un rôle déterminant dans la promotion de la paix.
”Les femmes sont souvent plus sensibles aux questions liées à la paix. Bien qu’elles soient parfois les premières victimes collatérales des conflits, cette sensibilité peut constituer un levier important pour favoriser des dynamiques d’apaisement”, a-t-il déclaré.
De son côté, le coordonnateur du programme Sakhal Jam, Cheikh Tidiane Cissé, a indiqué que cette formation s’inscrit dans les objectifs de ce programme qui vise à promouvoir la paix et à encourager les espaces de dialogue dans un contexte marqué par des crises multiformes.
”Cette initiative contribue à accompagner les femmes des médias dans la création d’espaces de dialogue et dans un traitement de l’information orienté vers la promotion de la paix et la prévention des conflits”, a-t-il expliqué.
Il a, dans la même dynamique, appelé les professionnelles des médias à faire preuve de davantage de responsabilité dans le traitement de l’information. ”Nous invitons les femmes journalistes à renforcer leur engagement en faveur d’un traitement de l’information qui contribue à la construction de la paix”, a-t-il lancé.

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