Des acteurs planchent sur la prise en charge alimentaire et sanitaire des personnes gardées à vue
Des acteurs planchent sur la prise en charge alimentaire et sanitaire des personnes gardées à vue

SÉNÉGAL-JUSTICE-ALIMENTATION

Mbour, 29 jan (APS) – Un atelier national sur la prise en charge alimentaire et sanitaire des personnes gardées à vue, s’est ouvert jeudi à Saly (Ouest), a constaté l’APS.

Des officiels de la gendarmerie, des commissaires de police, des membres l’administration pénitentiaire, de la société civile et de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté ont pris part à cette rencontre.

Selon Madiaw Diaw, observateur national des lieux de privation de liberté, il s’agit d’amener tous les acteurs et partenaires à réfléchir ensemble à ”l’application effective” d’un texte de loi datant de 1966 et qui prévoit la prise en charge des personnes gardées à vue.

Il s’agira; entre autres, a-t-il poursuivi, ”de faire l’état des contraintes, des difficultés auxquelles ce texte de loi est exposé pour pouvoir expliquer comment [l’]appliquer“.

”Même si les textes prévoient cette prise en charge alimentaire dans les commissariats et les brigades de gendarmerie, elle n’est pas effective“, relève pour sa part Seydi Gassama, directeur exécutif de la section sénégalaise d’Amnesty international.

Des acteurs planchent sur la prise en charge alimentaire et sanitaire des personnes gardées à vue

”Le budget qui doit être mis à la disposition des commissariats [et] des brigades n’est pas en place”, a ajouté M. Gassama.

”Il convient donc de régler cette situation très rapidement”, a insisté Seydina Gassama, qui alerte sur la nécessité d’améliorer la situation sanitaire des gardés à vue pour le respect de la dignité humaine.

Madiaw Diaw a relevé que l’Observatoire qu’il dirige ”a la possibilité de demander aux autorités compétentes d’aller [vers une] révision de ce texte“.

DOB/ADI/MTN