Des acteurs de l’assainissement veulent reproduire “les réussites” du Sénégal dans d’autres pays africains
Des acteurs de l’assainissement veulent reproduire “les réussites” du Sénégal dans d’autres pays africains

SENEGAL-AFRIQUE-ENVIRONNEMENT

Dakar, 8 juil (APS) – L’Association panafricaine des acteurs de l’assainissement (APAA) et ses partenaires veulent arriver à reproduire “les réussites du Sénégal” partout en Afrique, au bénéfice des populations et du développement durable, a déclaré son président, Ibra Sow.

“Notre objectif est clair : faire en sorte que les réussites du Sénégal puissent être adaptées et reproduites partout en Afrique, au bénéfice des populations et du développement durable du continent”, a-t-il indiqué mardi soir, en marge de la cérémonie de clôture d’une rencontre des acteurs africains de l’assainissement.

Selon lui, le modèle sénégalais dans le domaine de l’assainissement est désormais “reconnu bien au-delà” des frontières du Sénégal et “inspire de nombreux pays africains, mais également des partenaires internationaux”.

“C’est cette reconnaissance qui m’a valu d’être porté à la présidence de l’Association panafricaine des acteurs de l’assainissement”, a-t-il indiqué.

“Notre priorité est de faire en sorte que les acteurs de l’assainissement soient pleinement reconnus dans tous les pays africains”, a-t-il dit, précisant que dans plusieurs États, “les vidangeurs et les professionnels de l’assainissement sont encore marginalisés, alors qu’ils jouent un rôle essentiel pour la santé publique et la protection de l’environnement”.

“Nous souhaitons que les gouvernements mettent en place des politiques similaires à celles développées au Sénégal afin d’accompagner ces acteurs. Notre ambition est qu’ils puissent exercer leur métier dans la dignité, bénéficier d’un meilleur accès au financement, être mieux formés et encouragés à innover, comme c’est déjà le cas au Sénégal”, a ajouté Ibra Sow.

Il a toutefois fait remarquer que dans de nombreux pays africains, “les investissements restent essentiellement orientés vers l’assainissement collectif, c’est-à-dire les réseaux d’égouts”.

Il ajoute que “dans certaines villes construites sur des reliefs ou des collines, les eaux pluviales sont naturellement évacuées vers les rivières, les fleuves ou les marigots”.

M. Sow a réaffirmé que le principal défi “reste le financement des infrastructures et l’accompagnement des professionnels du secteur”.

“Le Sénégal est aujourd’hui considéré comme un modèle en matière d’assainissement autonome. Tous les pays africains viennent s’inspirer de notre expérience. Ils réalisent des visites d’étude, organisent des missions de benchmarking et cherchent à reproduire les bonnes pratiques développées ici” a-t-il fait savoir.

SG/BK