Débat d’orientation budgétaire : la santé, les infrastructures, l’éducation et l’emploi au cœur des priorités
Débat d’orientation budgétaire : la santé, les infrastructures, l’éducation et l’emploi au cœur des priorités

SENEGAL-BUDGET-PERSPECTIVES

Dakar, 30 juin (APS) – La santé, les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et l’emploi figurent au premier rang des attentes des députés pour le prochain exercice budgétaire, apprend-on d’un rapport parlementaire rendu public mardi à l’ouverture du Débat d’orientation budgétaire (DOB) à l’Assemblée nationale.

Le document, élaboré à l’issue des auditions ministérielles préparatoires au DOB, souligne que “les contributions recueillies auprès des députés font ressortir une hiérarchie claire des priorités exprimées dans les territoires”.

Selon ce rapport introductif au Débat d’orientation budgétaire, “la santé, les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et l’emploi figurent au premier rang des attentes. Elles sont suivies par l’assainissement, l’élevage, la sécurité, l’industrie, la pêche, le commerce, l’environnement ainsi que le renforcement de l’intégration africaine”.

Les parlementaires estiment que ces priorités doivent orienter les futurs choix budgétaires et s’inscrire dans “une vision cohérente de développement territorial, de transformation économique et d’intégration régionale”.

Dans le domaine agricole, les députés préconisent des investissements davantage orientés vers la souveraineté alimentaire.

Ils citent notamment “la maîtrise de l’eau, les aménagements hydroagricoles, la mécanisation, l’accès aux semences et aux intrants, le stockage, les chambres froides, la transformation locale et la structuration des chaînes de valeur”.

En matière d’eau et d’assainissement, le rapport insiste sur “l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales, périurbaines et enclavées”, ainsi que sur l’accélération des projets de drainage, de lutte contre les inondations et d’assainissement urbain et rural.

Pour le secteur de l’éducation, les députés appellent à résorber les déficits en infrastructures scolaires.

Les priorités concernent notamment “la résorption des abris provisoires, la construction et la réhabilitation des écoles, le développement du préscolaire, l’amélioration des cantines scolaires, le recrutement et le déploiement équilibré des enseignants”.

Dans l’enseignement supérieur, les efforts devront porter sur l’achèvement des chantiers universitaires, le renforcement des œuvres sociales, l’équipement des établissements, le paiement régulier des bourses, le développement des infrastructures numériques ainsi que sur le soutien à la recherche et à l’innovation.

Les parlementaires accordent également une place importante à la santé.

Le rapport indique que les priorités concernent “le renforcement des infrastructures sanitaires de proximité, la modernisation des plateaux techniques, la disponibilité des médicaments et produits de santé, le recrutement et le déploiement du personnel qualifié”.

Les investissements devront cibler en priorité les districts sanitaires insuffisamment couverts ainsi que les zones rurales et éloignées des structures de référence.

Dans le secteur des infrastructures et des transports, les attentes portent sur “le désenclavement des territoires, l’achèvement des grands axes routiers, la réhabilitation des routes nationales et secondaires, l’aménagement des pistes rurales, la construction de ponts et d’ouvrages de franchissement”.

Les députés jugent également prioritaires l’accès universel à l’électricité, le développement des énergies renouvelables et la valorisation locale des ressources pétrolières et gazières.

Le rapport insiste par ailleurs sur la nécessité de soutenir l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat et l’économie sociale et solidaire. Il recommande de renforcer “l’insertion durable, la formation qualifiante, l’apprentissage, l’entrepreneuriat, les coopératives, le financement de proximité et les initiatives portées par les femmes et les jeunes”.

Les secteurs de l’industrie, du commerce, du tourisme, de la culture, de l’environnement et de l’intégration africaine figurent également parmi les domaines appelés à bénéficier d’un accompagnement accru dans le cadre du budget 2027.

Selon le rapport, ces priorités rejoignent les orientations du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029, qui prévoit notamment 2.697 milliards de francs CFA, soit 34,4 % des investissements publics, pour l’axe consacré au capital humain et à l’équité sociale, sans compter 2.359,9 milliards de francs CFA pour le développement d’une économie compétitive.

Les députés soulignent toutefois que le principal défi ne réside pas uniquement dans l’allocation des ressources, mais dans leur traduction effective en réalisations concrètes au profit des populations et des territoires.

AN/FD/BK