SENEGAL-AFRIQUE-DIPLOMATIE
Dakar, 8 août (APS) – Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, accompagné de son collègue des Forces armées, Yancoba Diémé, a officiellement présenté jeudi aux autorités bissau-guinéennes de transition le mandat de médiateur du Sénégal dans la crise politique que traverse ce pays, a-t-on appris de source officielle.
Le Sénégal, dont le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, assure la présidence en exercice de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, s’est vu confier le rôle de médiateur dans la crise en Guinée Bissau, à l’issue de la 69e session ordinaire de la conférence des dirigeants de l’organisation tenue le 19 juillet dernier à Freetown, en Sierra Leone.
Dans un communiqué rendu public vendredi dans la soirée, la diplomatie sénégalaise affirme que la délégation a été reçue, avec beaucoup d’hospitalité et de considération, successivement par Fatumata Jau, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés, Ilídio Vieira Té, Premier ministre, et le général Horta Inta-A Naman président de la Transition.
Le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur signale que les échanges ont essentiellement porté sur les contours ainsi que les prochaines étapes de cette médiation.
‘’La mission a ainsi réaffirmé aux autorités de la Transition la disponibilité de la CEDEAO à les accompagner dans ce processus, en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel’’, rapporte la source.
Elle signale qu’en retour, les autorités bissau-guinéennes se sont réjouies de cette visite tout en manifestant leur disponibilité à poursuivre leur collaboration dans le cadre de la médiation conduite par le Sénégal au nom de l’Organisation communautaire.

La Guinée Bissau est en proie à une crise politique née de la prise du pouvoir le 27 novembre 2025 par les militaires alors que le peuple attendait la proclamation officielle des résultats des élections présidentielle et législatives organisées trois jours avant dans le pays.
Les auteurs du coup d’Etat, déclarant avoir mis en place un Haut commandement militaires, avaient, dans la foulée, proclamé la suspension du processus électoral et la mise aux arrêts du chef de l’Etat sortant Umaro Sissoco Embalo et du candidat d’opposition Fernando Dias da Costa.
Umaro Sissoco Embalo vit actuellement en République du Congo après un bref passage à Dakar. L’opposant de son côté a obtenu l’asile politique au Nigeria au plus fort de la crise.
AKS/MTN
