SENEGAL-EDUCATION-PERSPECTIVES
Mbour, 12 sept (APS) – La consolidation du cadre réglementaire des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) de Thiès constitue une étape déterminante pour permettre à cette structure de renforcer ses effectifs et ses filières de formation, a indiqué, samedi, le directeur cet établissement, le professeur Maguèye Diop.
“Il faut nécessairement dégager les textes réglementaires sur le plan académique, sur le plan institutionnel, des textes qui vont nous permettre aussi de travailler dans un cadre serein et de pérenniser ce qu’on est en train de faire”, a-t-il déclaré.
Le professeur Diop s’exprimait lors d’un atelier de validation des textes de gouvernance des CPGE tenu à Mbour, une rencontre présentée comme une étape de la troisième phase de la mise en œuvre du projet des classes préparatoires.
Selon Maguèye Diop, les deux premières phases ont notamment permis de mettre en place un modèle d’excellence et de procéder à son évaluation avec l’appui d’experts internationaux.
Les résultats obtenus par les trois premières promotions aux concours internationaux “dépassent les 90 %”, a-t-il relevé.
“Les résultats aussi qu’on a obtenus montrent véritablement que ce modèle est conforme aux standards internationaux”, a-t-il soutenu, estimant que les objectifs assignés aux CPGE ont ainsi été atteints.
La troisième phase porte désormais sur la “consolidation des acquis” et la montée en puissance des CPGE, aussi bien en termes d’effectifs que de filières de formation. L’atelier doit notamment permettre d’examiner et de proposer les textes devant régir les personnels administratifs, d’appui et enseignant.
Le directeur des CPGE a toutefois souligné que cette montée en puissance reste également liée à la livraison du chantier destiné à accueillir la structure dans de meilleures conditions. “On demande toujours aux autorités de travailler pour offrir aux CPGE la possibilité véritablement d’augmenter ses effectifs”, a-t-il plaidé.
Cette évolution, a-t-il expliqué, s’inscrit dans les perspectives de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui prévoit notamment le développement de huit pôles territoriaux nécessitant des compétences diversifiées, particulièrement dans le domaine de l’ingénierie.
Les CPGE, a-t-il précisé, n’ont pas vocation à se substituer aux formations d’ingénieurs existantes, mais à proposer “un autre modèle de formation d’ingénieurs” permettant de former des profils plus généralistes et complémentaires à ceux issus des grandes écoles.
Le professeur Maguèye Diop a annoncé qu’une quatrième phase devrait porter sur la duplication du modèle dans les autres départements du pays, une fois le cadre administratif et juridique définitivement établi.
Il a notamment évoqué la perspective d’implanter, dans les différents pôles territoriaux, des écoles d’ingénieurs adaptées aux spécificités de chaque région, dont les CPGE pourraient constituer un “vivier” de futurs étudiants à haut potentiel.
“Au sortir de cet atelier, j’ose espérer que les CPGE vont véritablement connaître leur vitesse de croisière”, a-t-il dit, estimant que cette rencontre revêt “une importance capitale” pour consolider cette voie d’excellence.
DS/BK
