Conférence des Nations unies sur l’eau : les représentants du Sénégal tiennent à y aller avec ‘’une vision commune’’
Conférence des Nations unies sur l’eau : les représentants du Sénégal tiennent à y aller avec ‘’une vision commune’’

SENEGAL-MONDE-RESSOURCES

Dakar, 20 oct (APS) – Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a annoncé, mardi, à Dakar, avoir entrepris une démarche visant à fédérer les représentants du pays autour d’‘’une vision commune’’ de la participation du Sénégal à la conférence des Nations unies sur l’eau prévue du 8 au 10 décembre 2026 à Abou Dhabi.

Il a tenu, le même jour, un atelier visant à éviter la ‘’logique de préparation sectorielle’’ et à favoriser ‘’une démarche nationale intégrée, capable de fédérer les acteurs [concernés] autour d’une vision commune de la participation sénégalaise’’ à cette rencontre internationale.

‘’Il s’agit de mettre en harmonie nos idéaux et nos résultats, sans aucune fausse note. Nos énergies conjuguées […] et nos moyens doivent être mobilisés au service d’un objectif commun : bâtir la contribution du Sénégal à cette échéance majeure qui se rapproche à grand pas’’, a précisé le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, en présidant l’atelier.

D’après M. Dièye, l’efficacité de la contribution du Sénégal à la conférence des Nations unies sur l’eau dépendra de la ‘’capacité collective’’ de ses représentants à mobiliser les collectivités territoriales, le secteur privé, les chercheurs, les jeunes, les femmes et les autres franges de la société sénégalaise appelées à y participer.

Le Sénégal ferait mieux de préparer ‘’un message cohérent et une feuille de route nationale claire’’, selon le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Il y aura le ‘’Pavillon Sénégal’’ à la conférence des Nations unies sur l’eau, d’après lui. Ce sera un espace destiné à des expositions et à d’autres activités au cours desquelles les représentants du Sénégal vont présenter les initiatives et les solutions innovantes du pays en matière d’eau et d’assainissement, a expliqué Cheikh Tidiane Dièye.

Le ‘’Pavillon Sénégal’’ sera en même temps ‘’un véritable espace d’influence, de dialogue et de mobilisation des partenaires internationaux’’, a-t-il souligné.

M. Dièye précise que le Sénégal va se joindre aux autres représentants de l’Afrique pour porter, à Abou Dhabi, les revendications du continent.

‘’Harmoniser les contributions’’

D’après lui, le Sénégal et les Émirats arabes unis, le pays hôte de l’évènement, sont les principaux organisateurs de la conférence des Nations unies sur l’eau.

Cette rencontre va se tenir dans un contexte où il est urgent d’accélérer les progrès réalisés en vue de l’atteinte de l’objectif de développement durable (ODD) numéro 6. Cet objectif consiste à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement, à assurer une gestion durable des ressources en eau également.

Choisi pour organiser cette conférence onusienne aux côtés des Émirats arabes unis, ‘’le Sénégal dispose d’une opportunité majeure de contribuer à l’orientation de l’agenda mondial de l’eau, de porter les priorités africaines et de promouvoir une vision renouvelée de la gouvernance, du financement et de l’action collective en faveur de l’ODD 6’’, souligne une note reçue du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

La conférence des Nations unies sur l’eau va ‘’renforcer l’action politique, la coopération internationale, les investissements, l’innovation et les partenariats nécessaires à l’accélération de la mise en œuvre de l’ODD 6’’, précise le même document.

Les États, les institutions spécialisées des Nations unies, les organisations internationales et régionales, les institutions financières, la société civile et le secteur privé y prendront part.

Le but de l’atelier du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement est d’‘’identifier les messages politiques et stratégiques que le Sénégal devra porter à Abou Dhabi’’, de même que ‘’les initiatives, expériences, innovations et solutions sénégalaises susceptibles d’être valorisées à l’international’’.

Le ministère cherche aussi à ‘’harmoniser les contributions des institutions publiques, des collectivités territoriales, de la société civile, du secteur privé, du monde académique et scientifique, des jeunes, des femmes et des partenaires techniques et financiers’’.

MFD/ESF