SENEGAL-ENVIRONNEMENT
Dakar, 3 sept (APS) – Le gouvernement allemand a octroyé un financement de 700 000 euros, soit 459 millions de francs CFA, à cinq microprojets destinés à renforcer la résilience des communautés face au changement climatique, dans cinq régions du Sénégal, a-t-on appris des partenaires de cette initiative, jeudi, à Dakar.
Le Projet pour la mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique du Centre et de l’Ouest (PACO) et le Centre de suivi écologique (CSE) du Sénégal vont soutenir la mise en œuvre des microprojets.
Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, explique que cette initiative va permettre de mettre en œuvre des ‘’actions d’adaptation concrètes et transformatrices, de tester des solutions et d’en mesurer les résultats, afin de reproduire celles qui auront fait leurs preuves’’.
‘’L’adaptation au changement climatique ne se limite pas aux stratégies et aux engagements. Elle doit se traduire par des actions concrètes, dont profitent directement les populations’’, a-t-il dit lors du lancement des microprojets.
Le changement climatique impacte négativement l’agriculture, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations, a rappelé M. Diouf pour montrer à quel point les microprojets sont importants.
La GIZ, l’agence gouvernementale chargée de la coopération internationale au sein du gouvernement allemand, assure le financement de ces petits projets relevant du Plan national d’adaptation du Sénégal.
Les cinq microprojets ont été sélectionnés à la suite d’un appel à candidatures pour lequel 134 dossiers ont été reçus.
La sécurité alimentaire, la résilience de l’agriculture familiale, l’optimisation de la gestion de l’eau, la restauration des sols et des écosystèmes sont les activités des microprojets. L’agriculture, l’élevage, la pisciculture et les énergies renouvelables font également partie de leurs activités.
Ils doivent servir de ‘’véritables laboratoires capables de produire des résultats, des données et des enseignements utiles à la politique nationale d’adaptation’’ au changement climatique, selon Aliou Gori Diouf.
Le CSE va veiller à la cohérence des projets avec la politique climatique sénégalaise, selon son directeur général, Cheikh Mbow.
Les zones d’intervention des microprojets sont vulnérables aux effets des dérèglements climatiques, à l’avancée de la désertification, à l’érosion côtière et à la dégradation des terres, selon Jonas Koll, ministre, conseiller à l’ambassade d’Allemagne au Sénégal.
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