Cheikh Diba plaide pour une meilleure compréhension des mécanismes du crédit-bail et de l’affacturage
Cheikh Diba plaide pour une meilleure compréhension des mécanismes du crédit-bail et de l’affacturage

SENEGAL-FINANCE-INSTRUMENT

Dakar, 21 mai (APS) – Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a insisté, jeudi, sur la nécessité de renforcer la vulgarisation des mécanismes de financement, notamment le crédit-bail et l’affacturage.

”Ces mécanismes restent encore insuffisamment maîtrisés et compris par une partie des acteurs économiques, d’où la nécessité d’une communication équilibrée et efficace”, a-t-il déclaré.

Il intervenait lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale portant sur l’examen des projets de loi n°08/2026 sur le crédit-bail et n°09/2026 relatif à l’affacturage.

Selon Cheikh Diba, le crédit demeure un levier essentiel du financement de l’économie, en particulier pour le secteur privé et les petites et moyennes entreprises, avec des effets directs sur la croissance et l’emploi.

Il a toutefois estimé que la communication autour de ces instruments doit être élargie et structurée.

”Cette communication doit également intégrer la qualité des services financiers, la compétitivité du système bancaire et l’inclusion financière”, a-t-il indiqué, ajoutant que ces efforts s’inscrivent dans la stratégie nationale d’éducation financière.

Le ministre a expliqué que les dispositifs tels que le crédit-bail et l’affacturage participent à la modernisation du tissu économique.

”Les instruments de financement, notamment le crédit-bail et l’affacturage, jouent un rôle essentiel dans la modernisation du tissu économique et dans l’amélioration de la santé financière globale des entreprises”, a-t-il soutenu.

Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la discipline contractuelle et la qualité de l’information financière.

”Il est nécessaire de renforcer la fiabilité de l’information financière et d’améliorer les dispositifs de suivi et de contrôle”, a-t-il affirmé.

S’agissant de l’élaboration des textes en vigueur dans ces domaines, Cheikh Diba a précisé leur caractère participatif.

”Ces projets de loi ont été élaborés de manière inclusive, en associant les acteurs économiques, le secteur privé et le système financier”, a-t-il dit, évoquant également l’extension du dispositif aux institutions de microfinance.

Le ministre a par ailleurs rappelé le rôle de l’État dans la stabilité du secteur bancaire, à travers des mécanismes de soutien et de restructuration.

Il a souligné que ces dispositifs visent à protéger les déposants et à renforcer la résilience du système financier.

Sur le plan macroéconomique, Cheikh Diba a assuré que la croissance reste globalement soutenue dans un environnement international marqué par des chocs externes.

Le ministre a précisé que la consolidation budgétaire en cours vise à ”améliorer la gestion des finances publiques tout en préservant les dépenses sociales et les investissements structurants”.

Concernant la dette publique, il a indiqué qu’elle est suivie de manière globale et qu’elle repose en grande partie sur des financements concessionnels, contribuant ainsi à sa soutenabilité.

Le ministre des Finances et du Budget a estimé que ces réformes s’inscrivent dans une dynamique de modernisation du système financier et de renforcement de l’inclusion financière.

Cheikh Diba a appelé à une meilleure appropriation des nouveaux instruments financiers par les acteurs économiques, afin de maximiser l’impact sur le développement du pays.

AN/BK