SENEGAL-BUDGET-OPTION
Dakar, 30 juin (APS) – Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a réaffirmé mardi la volonté du gouvernement de poursuivre une gestion prudente de la dette publique, tout en diversifiant ses sources de financement, afin de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des investissements structurants destinés à soutenir la transformation économique du Sénégal.
”Le gouvernement entend poursuivre une gestion prudente de la dette publique, tout en diversifiant ses sources de financement, afin de soutenir les investissements nécessaires à la transformation économique du pays”, a-t-il déclaré.
Cheikh Diba intervenait lors du débat d’orientation budgétaire, organisé en marge de la clôture de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale.
Selon M. Diba, la maîtrise de l’endettement constitue l’un des piliers de la stratégie budgétaire de l’État.
”Ce principe de rigueur budgétaire, indispensable pour regagner la confiance des marchés et des partenaires techniques et financiers, sera maintenu”, a-t-il assuré.
Selon les projections présentées par le gouvernement, les intérêts de la dette publique devraient passer de 1.303,9 milliards de francs CFA en 2027 à 1.061,4 milliards de francs CFA en 2029, soit une baisse de 242,5 milliards de francs CFA sur cette période.
Dans le même temps, le besoin global de financement de l’économie est estimé à 19.689,4 milliards de francs CFA pour la période 2027-2029.
”Ce besoin de financement est principalement imputable à l’amortissement de la dette, qui représente 77, 26 % du total”, a-t-il précisé.
En vue de réduire la pression sur les finances publiques, le gouvernement entend privilégier les financements concessionnels ainsi que les partenariats public-privé (PPP).
”Il s’agira pour le secteur privé de prendre progressivement le relais de l’État, qui s’est fortement engagé ces dernières années dans le financement des investissements”, a expliqué le ministre.
Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre une ”stratégie de gestion active de la dette” fondée sur un recours accru aux financements à moyen et long terme, dans le but de préserver la soutenabilité des finances publiques et de maintenir l’équilibre budgétaire du pays.
Selon M. Diba, cette orientation s’inscrit dans la trajectoire de consolidation budgétaire définie par le gouvernement, visant à réduire progressivement le déficit public tout en préservant les capacités d’investissement nécessaires à la croissance économique.
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