SENEGAL- ENVIRONNEMENT
Elinkine, 6 mai (APS) – Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, El Hadj Abdourahmane Diouf, a salué les résultats “extrêmement importants” issus de la coopération entre le Sénégal et le Canada, à l’issue d’une visite de deux jours dans les communes de Diembereng et d’Elinkine, dans la région de Ziguinchor (sud).
Cette mission, qui a pris fin mardi, s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le Cégep de la Gaspésie et des Îles, un établissement québécois d’études post-secondaires bilingue, et le gouvernement canadien.
Elle a permis de visiter plusieurs infrastructures dont une unité de transformation de produits halieutiques gérée par des femmes, un quai de pêche équipé d’une chambre froide, ainsi que des vedettes offertes pour la surveillance maritime et fluviale.
Ces réalisations illustrent une coopération “dynamique” autour des aires marines protégées et du développement communautaire, selon El Hadj Abdourahmane Diouf, qui a toutefois pointé les effets de l’érosion côtière à la pointe Saint-Georges, un village côtier de la commune de Mlomp.

El Hadj Abdourahmane Diouf a insisté sur la nécessité, pour l’Etat central et les collectivités territoriales, de s’approprier ces initiatives, afin d’assurer la durabilité des acquis, soulignant que “la coopération au développement ne peut pas tout faire”.
De son côté, la directrice générale du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Yolaine Arseneau, s’est félicitée de l’appropriation des projets par les communautés bénéficiaires.
Elle a mis en avant une approche fondée sur la collaboration avec les acteurs locaux afin d’identifier des solutions adaptées, tout en exprimant le souhait de voir ces initiatives se poursuivre.

La cheffe de coopération à l’ambassade du Canada à Dakar, Caroline Albert, a pour sa part souligné l’impact du projet CEDAD, qui vise à renforcer la résilience climatique en Afrique de l’Ouest (Gambie, Mauritanie, Sénégal).
Il est financé à hauteur de 15 millions de dollars canadiens, soit plus de 600 millions de francs CFA sur trois ans, dont environ 40 % alloués au Sénégal.
Se disant “particulièrement impressionnée” par les résultats obtenus en moins de trois ans, Caroline Albert a estimé que cette initiative constitue “un début” vers une transformation durable des communautés, grâce à une approche alliant développement économique, préservation des écosystèmes et leadership communautaire.
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