SENEGAL-AFRIQUE-FOOTBALL-REACTIONS
Dakar, 19 mars (APS) – Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a affirmé que l’instance respectera toute décision finale, y compris un recours du Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), après que la Commission d’appel a déclaré le Sénégal forfait et donné le Maroc vainqueur sur tapis vert lors de la finale de la CAN Maroc 2025.
”Le jury d’appel de la Confédération africaine de football a décidé, en application de l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des nations, de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la CAN Maroc 2025, le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération royale marocaine de football (FRMF)’’, lit-on dans un communiqué de l’instance africaine de football rendu public mardi soir.
Les membres du Jury ont statué suite à l’appel introduit par la Fédération royale marocaine de football concernant l’application des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des nations.
”J’ai également été informé que le Sénégal envisage de faire appel, ce qui est très important. Chacune des 54 nations africaines a le droit d’exercer les recours nécessaires pour défendre ses intérêts, non seulement au plus haut niveau en Afrique, au sein de la CAF, mais également devant la plus haute juridiction, le Tribunal arbitral du sport. Et nous nous conformerons et respecterons la décision qui sera prise au plus haut niveau”, a-t-il réagi dans une vidéo publié mercredi vers 19h40mn.
Patrice Motsepe a rappelé que les incidents survenus lors de cette finale compromettent le travail de longue haleine réalisé par la CAF pour garantir “l’intégrité, le respect, l’éthique, la bonne gouvernance ainsi que la crédibilité des résultats de nos matches de football”.
Selon lui, ces événements mettent en lumière “le travail qu’il reste à accomplir face aux soupçons et au manque de confiance et constituent un héritage du passé”.
Le président de l’instance continentale a également souligné les efforts entrepris depuis son accession à la présidence pour renforcer ”l’impartialité et l’indépendance” des arbitres et des commissaires de match. “Beaucoup de progrès importants ont été réalisés, mais il subsiste encore une certaine méfiance en raison de cet héritage. C’est une problématique qui existe depuis de très nombreuses années et que nous continuons de traiter car cela est essentiel”, a-t-il ajouté.
Pour assurer l’indépendance et le respect des instances judiciaires de la CAF, chaque association membre et les six zones régionales ont été invitées à proposer des juges et des avocats reconnus. “Il est essentiel que les décisions de notre Commission de discipline, ainsi que celles de la Commission d’Appel de la CAF, soient perçues avec le respect et l’intégrité qui sont fondamentaux pour nous. Si vous examinez la composition de ces instances, vous constaterez qu’elles regroupent certains des juristes et magistrats les plus respectés du continent”, a-t-il précisé.
Le président de la CAF a insisté sur l’importance de continuer à traiter les perceptions et les préoccupations liées à l’intégrité. “Il s’agit d’un travail de longue haleine. À la CAF, nous sommes pleinement engagés à garantir non seulement la qualité de nos actions, mais aussi à identifier des juges et des avocats issus de chaque région, de chaque zone et des 54 pays africains afin de nous assurer qu’il s’agit de personnes intègres disposant d’une expérience reconnue”.
Les décisions prises par la Commission de discipline et la Commission d’appel de la CAF illustrent cette indépendance, a-t-il ajouté, notant que “la Commission de discipline de la CAF a rendu une décision. La Commission d’appel de la CAF a adopté une position totalement différente”.
”Aucun pays africain ne sera traité d’une manière plus privilégiée, plus avantageuse ou plus favorable qu’un autre pays du continent africain. Les décisions qui sont prises doivent refléter l’impartialité et l’indépendance qui sont absolument essentielles”, a-t-il insisté.
SK/MTN


