SENEGAL-MINES-HYDROLOGIE
Dakar, 13 avr (APS) – Le Sénégal est appelé à concilier deux impératifs consistant à tirer profit de son sous-sol pour financer son développement tout en protégeant ses “ressources vitales” de surface et souterraines pour les prochaines générations, a déclaré, lundi, à Dakar, le ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop.
“Nous devons concilier deux impératifs : tirer profit de notre sous-sol pour financer notre développement et protéger les ressources vitales de surface et souterraines pour les générations futures”, a-t-il déclaré à l’ouverture d’une session de formation de 15 jours organisée à l’intention de géologues africains.
Cette formation financée par l’Union européenne est assurée par la Finlande.
Selon Birame Soulèye Diop, la maîtrise des outils hydrogéologiques “les plus avancés” devrait permettre de “faire de l’industrie minière un levier réel de développement durable en totale synergie avec la sécurité hydrique nationale”.
Il assure que le gouvernement du Sénégal fait de la connaissance, de la protection et de la gestion durable de ses ressources “une priorité absolue”, relevant que l’hydrogéologie “est la discipline pivot permettant d’évaluer le potentiel de nos activités extractives sur la quantité et la qualité des ressources en eau”.
“Une importance stratégique et croissante”
Elle permet également, selon lui, “de concevoir des systèmes de drainage efficace et surtout de mettre en œuvre les stratégies de réutilisation des eaux de mines pour préserver les ressources destinées aux usages domestiques et agricoles”.
Le Sénégal, comme l’ensemble des pays du Sahel, “accorde une importance stratégique et croissante à ses ressources en eau souterraine”, a ajouté Birame Soulèye Diop.
Il appelle à “tirer impérativement profit de notre sous-sol pour financer notre développement et protéger les ressources vitales de surface et souterraines pour les générations futures”.
“L’eau souterraine est aujourd’hui reconnue comme un pilier fondamental de notre souveraineté nationale”, a insisté M. Diop, en faisant observer que le développement ne peut être considérer comme tel qu’au regard de son impact sur la vie des générations futures.
Le chef de la délégation de l’Union européenne au Sénégal, Jean Marc Pisani, s’est réjoui de la tenue de cet atelier dont la thématique est inscrite “au cœur de la résilience et du développement de l’Afrique”.

Encourageant les pays africains à étudier cette ressource minérale, M. Pisani a indiqué que la collaboration entre les continents européen et africain a pour ambition de “transformer le savoir en levier de croissance”.
“En étudiant qualitativement et quantitativement cette ressource, vous ne vous contentez pas de collecter des données, mais vous produisez aussi une expertise souveraine qui va permettre à vos gouvernements de prendre des décisions éclairées pour gérer ce trésor invisible”, a-t-il indiqué.
L’ambassadeur de Finlande au Sénégal, Katja Ahlfors, note que “cette approche est particulièrement pertinente pour le continent africain, afin que ses immenses ressources naturelles puissent contribuer pleinement à un développement durable, implicite et bénéfique aux populations locales”.
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