Bambey, 28 juil (APS) – La route reliant Bambey à Thieytou en passant par Gawane (Diourbel, centre) a contribué au désenclavement de cette partie du département de Bambey, dopant ainsi les activités socio-économiques de la zone, selon des usagers.

Ce tronçon a été ouvert à la circulation depuis 2021. Sa construction était une vieille doléance des populations.

Longue de 28 kilomètres, la route Bambey-Gawane-Thieytou, a “complètement désenclavé la commune de Gawane”, a relevé le maire de cete localité, Ndongo Faye.

“Aujourd’hui la commune de Gawane est devenue accessible grâce à cette route. On peut se rendre à Bambey, le chef-lieu du département en moins d’un quart d’heure”, a-t-il dit.

Selon lui, le bitumage de ce tronçon vient aussi “honorer la mémoire de Cheikh Anta Diop”, qui repose dans le village de Thieytou situé dans la commune voisine de Dinguiray.

Grâce au bitumage de cette route, l’on note un regain dans la reprise des activités économiques.  Les jeunes conducteurs de taxi +clando+ et de motos se frottent les mains.

Ibrahima Fall, la trentaine a quitté Dakar pour un retour au bercail. “Grâce à cette route je gagne dignement ma vie. On fait la navette entre Bambey et Gawane et avant la fin de la journée on parvient à gagner quelque chose”, s’est-il réjoui.

De par sa position géographique, cette route a permis à la commune de Gawane de se repositionner pour jouer pleinement son rôle dans l’économie du pays.

“Aujourd’hui nos producteurs vont pouvoir transporter leurs récoltes dans les autres marchés en toute sécurité”, a expliqué l’élu territorial.

Cependant, il invite les services concernés de l’Ageroute (l’Agence autonome des travaux et gestion des routes) à ériger des ralentisseurs réglementaires et des panneaux de signalisation pour éviter des cas d’accident sur ce tronçon.

“Nous avons remarqué qu’il n’y a pas de panneaux de signalisation tout au long de cette route. Et dans certains villages il n’y a pas de ralentisseurs”,  a-t-il relevé.

Le maire de la commune de Gawane a aussi interpelé les pouvoirs publics sur la nécessité de “prendre des dispositions pour les mini canaux à ciel ouvert qui engendrent beaucoup de risques d’insécurité”.

“Ces canaux constituent un réel problème de sécurité et de santé publique. Ils vont favoriser la reproduction des moustiques, par ricochet, l’apparition à nouveau du paludisme dans notre commune”, a alerté  Ndongo Faye.

MS/MK/MTN

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