SENEGAL-COLLECTIVITES-AGRICULTURE
Bakel, 23 juil (APS) – La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Tambacounda (est), à travers le Projet d’appui au développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes de Bakel (PADEJ-F), a organisé, jeudi, un atelier de sensibilisation consacré aux opportunités offertes par le secteur agricole du département de Bakel.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement de la résilience dans les zones frontalières (RéZo), financé par l’Union européenne (UE) et par l’Allemagne, à travers le ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ). Sa mise en œuvre est assurée par le GIZ.
Avec un coût global de 45 877 500 francs CFA, le PADEJ-F intervient dans six communes du département de Bakel, notamment à Ballou, Bélé, Gathiary, Sadatou, Kidira et Médina Foulbé, des localités frontalières du Mali dotées de multiples potentialités agricoles.
”Ce sont des communes frontalières où l’on note une vulnérabilité des jeunes et des femmes malgré les potentialités agricoles qui existent dans ces zones. Ce sont des localités également exposées aux inondations, aux changements climatiques et à l’enclavement”, a expliqué Fanta Ndao, cheffe de projet du PADEJ-F de Bakel.
Elle s’exprimait lors de l’atelier présidé par l’adjoint au préfet de Bakel, Ngor Pouye. La rencontre a réuni des autorités territoriales, chefs de service, ainsi que des jeunes et femmes entrepreneurs des communes concernées.

Selon Mme Ndao, le choix d’accompagner ces localités découle d’un constat de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Tambacounda sur l’exploitation insuffisante des opportunités agricoles, ainsi que sur le manque d’appui aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
”L’objectif du projet c’est de contribuer au développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Le département dispose d’énormes opportunités agricoles, mais elles restent insuffisamment exploitées, alors même que la population est majoritairement composée de jeunes confrontés au chômage”, a fait savoir Fanta Ndao.

“Il y a également une forte présence des femmes dans des activités entrepreneuriales, mais elles peinent à tirer profit de leurs initiatives faute de moyens et d’accompagnement. C’est dans ce contexte que la Chambre de commerce a souhaité mettre en place ce projet”, a ajouté Mme Ndao, par ailleurs secrétaire général de la Chambre de commerce de Tambacounda.
Elle rappelle que le PADEJ-F a bénéficié de la composante “emploi et services” du programme RéZo, qui intervient dans le renforcement des compétences à travers des formations techniques et l’appui à l’entrepreneuriat.
AND/ABD/ASB/MTN

