SENEGAL-GENRE
Bakel, 7 fév (APS) – Le département de Bakel (est) s’est inscrit depuis quelque temps dans une dynamique d’abandon total des mutilations génitales féminines (MGF) d’ici 2030, a indiqué, vendredi, le coordonnateur du Centre conseil adolescent (CCA) de Bakel, Lamine Diagne.
“Au niveau national, Bakel constitue un peu une zone rouge. Le phénomène est toujours là, mais des plans sont en train d’être menés pour sortir de cette phase. Il y a du positif depuis quelque temps, et on fait de notre mieux pour que d’ici 2030 le point rouge devienne vert”, a-t-il assuré.
M. Diagne s’exprimait à l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, célébrée chaque 6 février.
A Bakel, la journée a vu la participation du représentant du maire et des chefs de service, des délégués de quartier, des “bajenu gox (marraines du quartier)”, des membres des clubs de jeunes filles, jeunes garçons et pairs éducateurs.
Un panel portant sur le thème “Mettre fin aux mutilations génitales féminines d’ici à 2030, une réalité à Bakel” a été organisé pour sensibiliser la communauté afin d’intensifier l’action mondiale visant à éliminer cette pratique, selon M. Diagne.
“À Bakel, les gens se fondent sur le plan culturel, religieux, social pour maintenir cette pratique qui fait tant de mal aux jeunes filles. Par rapport aux menstruations, aux grossesses à l’accouchement, on a vu les souffrances que cela provoque. Nous voulons que les filles prennent leurs propres responsabilités”, a invité Lamine Diagne.
Le coordonnateur du Centre conseil adolescent de Bakel a souligné que cette campagne pour l’élimination des MGF va se poursuivre pendant une semaine. Elle sera accompagnée de la diffusion de messages de plaidoyer comme : “l’État à mettre des engagements politiques forts à travers des lignes budgétaires pérennes”, “protéger les filles et les femmes contre toutes les formes de mutilations génitales féminines est un droit”.


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