Approvisionnement des structures publiques en riz local : une “mesure salutaire”, selon Cicodev Afrique
Approvisionnement des structures publiques en riz local : une “mesure salutaire”, selon Cicodev Afrique

SENEGAL-ECONOMIE-CONSOMMATION

‎Dakar, 6 mars (APS) – L’institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (CICODEV Afrique) se réjouit de l’option des autorités de privilégier l’approvisionnement des structures publiques en riz local, une “démarche salutaire” dans “la dynamique entamée en faveur de la souveraineté alimentaire”.

Dans un communiqué rendu public vendredi, l’organisation engagé dans la promotion du consommer local, se réjouit de cette option qui fait suite à une autre mesure prise en novembre 2025 par le ministère de l’Industrie et du Commerce, relative à la signature avec les acteurs de la filière rizicole et les organisations de commerçants, d’un protocole d’accord sur la commercialisation du riz local.

Dans un circulaire rendue publique le 26 février dernier, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a demandé aux ministères sectoriels de privilégier, conformément aux dispositions légales en vigueur, l’approvisionnement des structures publiques en riz d’origine sénégalaise.

Il s’y ajoute que dans le cadre de la promotion du riz local, relève CICODEV Afrique dans son communiqué, le gouvernement sénégalais a accordé, le jeudi 5 mars 2026, une subvention de 50 FCFA/kg pour soutenir les producteurs et les consommateurs.

“Toutes ces actions participent à assurer une rémunération juste aux producteurs, à renforcer le pouvoir d’achat des consommateurs et à favoriser le consommer local pour atteindre la souveraineté alimentaire du pays”, indique le communiqué.

Cicodev Afrique rappelle que chaque année, le Sénégal dépense plus de mille soixante-dix milliards de francs CFA pour importer des denrées alimentaires, selon des données du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.

“Ces données interpellent naturellement les autorités, mais elles interpellent aussi les consommateurs, car il s’agit de produits de base ou de première nécessité comme le riz, le blé, l’huile, le maïs, le sucre, les fruits et légumes ou encore les produits laitiers”, ajoute le texte.

Le riz importé par le Sénégal représente environ 1,4 millions de tonnes par an, selon Amadou Kanouté, directeur exécutif de CICODEV Afrique, cité par le communiqué.

“Il existe pourtant comme le riz, plusieurs denrées qui peuvent être produits, vendus et consommés chez nous, au Sénégal. Il devient donc crucial de trouver un équilibre entre ce que nous produisons et ce que nous consommons”, souligne-t-il dans le texte.

Aussi considère-t-il la circulaire du chef du gouvernement comme “un bon début pour une effectivité de la consommation des produits locaux”.

CICODEV Afrique se félicite de “cette approche ciblée autour de l’alimentation dans le service public, tout en encourageant les efforts du gouvernement dans la perspective d’élaborer une doctrine consensuelle et inclusive du consommer local”.

Le gouvernement, poursuit cette organisation, doit “veiller à une accessibilité du riz local sur l’étendue du territoire national, pour un approvisionnement régulier des institutions publiques”, mais également veiller “à ce que les acteurs s’entendent sur une normalisation du riz local”.

Il s’agit aussi de promouvoir des “actions d’éducation culinaire pour que le riz local soit adapté aux habitudes culinaires et alimentaires des consommateurs”.

ADL/ASB/BK