Amadou Ba salue le rôle de l’association Martinique Yole Ronde Trans Manche dans le rapprochement entre l’Afrique et les afro-descendants
Amadou Ba salue le rôle de l’association Martinique Yole Ronde Trans Manche dans le rapprochement entre l’Afrique et les afro-descendants

SENEGAL-MARTINIQUE- CULTURE

Gorée, 23 mai (APS) – Le ministre sortant de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Bâ, a salué le rôle de l’association Martinique Yole Ronde Trans Manche, dans la préservation de la mémoire historique et le rapprochement entre l’Afrique et sa diaspora afro-descendante.

” (…) à travers son action, l’association Martinique Yole Ronde Trans Manche contribue à perpétuer la résilience face à l’oubli et à l’indifférence, à renforcer le lien historique, culturel et mémorial entre l’Afrique et sa diaspora afro-descendante, dans un esprit de transmission, de fraternité et de reconnaissance partagée”, a-t-il dit.

Le ministre Amadou Bâ, intervenait, vendredi, lors de la cérémonie officielle marquant la célébration des journées de commémoration de l’abolition de l’esclavage le 22 mai 1848, du cinquantenaire de la rencontre entre Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire en 1976, de même que la remise de la Yole à la mairie de Gorée.

Cette cérémonie a enregistré la présence du secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, Bakary Sarr, des maires de Gorée et de Joal-Fadiouth, Augustin Senghor et Aïssatou Sophie Gladima, entre autres.

Amadou Ba salue le rôle de l'association Martinique Yole Ronde Trans Manche dans le rapprochement entre l'Afrique et les afro-descendants

Elle s’est déroulée également, en présence d’une cinquantaine de martiniquais venus en immersion culturelle à Djilor (Fatick) et à Gorée, notamment le footballeur international français Raphaël Varane, et son père Georges Varane, le président de l’association Yole Ronde Trans Manche, Christophe Dédé, entre autres.

”L’abolition de l’esclavage n’a pas créé une humanité, elle n’a fait que reconnaître trop tard, ce qu’ils savaient depuis le premier jour, qu’ils étaient des hommes et des femmes pleinement et irréductiblement”, a-t-il dit.

Le ministre, considère l’île de Gorée comme un lieu où l’héritage des martiniquais prend tout ”son sens” (…).

”Commémorer ne suffit pas. La mémoire de l’esclavage nous impose de devoir nommer les choses, de refuser les euphémismes, de combattre les nouvelles formes de déshumanisation, d’éduquer chaque enfant pour qu’il sache d’où vient la force qu’il porte en lui”, a-t-il fait valoir.

Il ajoute que cette mémoire impose à construire et à faire de la culture non pas un ”ornement”, mais ”le fondement éthique du pouvoir”. 

Amadou Ba salue le rôle de l'association Martinique Yole Ronde Trans Manche dans le rapprochement entre l'Afrique et les afro-descendants

L’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, a pour sa part, indiqué, que son pays partage pleinement l’objectif de reconnaissance de mémoire et de transmission de l’histoire portée en cette journée d’abolition de l’esclavage.

”Elle est par ailleurs attentive aux enjeux liés à l’esclavage, particulièrement dans ses collectivités ultramarines, dans son dialogue avec les diasporas africaines et ses partenaires africains (…) ”, a-t-elle ajouté.

Michelle Monrose, élue au conseil départemental de Martinique a quant à elle, appelé à ”cultiver l’audace, le courage et la détermination”, à l’échelle actuelle.

”Comme Senghor et Césaire, nous devons toujours continuer à perpétuer l’héritage qu’ils nous ont légué, comme nous le faisons aujourd’hui, ici au Sénégal, avec cette yole et les liens tissés à côté de l’association Martinique Yole Ronde Trans manche”, a-t-elle ajouté.

AMN/MK/AB