Dakar, 22 nov (APS) – Le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil, Aliou Ousmane Sall, a plaidé pour la ‘’sécurisation’’ de l’état civil, qui est maintenant ‘’érigé en priorité’’ par le président de la République, Macky Sall.

‘’Il faut sécuriser l’état civil, qui est érigé en priorité, maintenant. Il y a une volonté affirmée par le président de la République pour régler la question de l’état civil. Aujourd’hui, nous pouvons parler de volonté politique pour accompagner la modernisation de l’état civil’’, a déclaré M. Sall lors de son audition par les membres du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT).

Cette audition fait partie du programme de la quatrième session ordinaire 2023 du HCCT. ‘’L’enregistrement et l’exploitation des faits d’état civil, un défi majeur pour le développement territoriale’’ est le thème des échanges entre l’Agence nationale de l’état civil et les membres du Haut Conseil des collectivités territoriales.

L’organisation de l’état civil est une compétence réservée aux pouvoirs publics, selon Aliou Ousmane Sall.

‘’L’État doit assurer l’organisation et le fonctionnement de l’état civil. C’est pourquoi nous avons pris des dispositions pour harmoniser les mesures prises dans ce domaine”, a expliqué M. Sall.

Il a rappelé les missions de l’Agence nationale de l’état civil en matière de formation, de sensibilisation et de mobilisation sociale.

Aliou Ousmane Sall assure que ses services travaillent à la digitalisation du système d’état civil.

Parlant des élèves en classe d’examen ne détenant pas un extrait de naissance, M. Sall a reconnu que c’est ‘’un problème’’. ‘’Il faut que chacun, à son niveau, de la déclaration de naissance à la délivrance de l’extrait de naissance, intervienne pour aider à corriger cela’’, a-t-il suggéré.

Des ‘’auxiliaires d’état civil compétents, motivés et capables de mieux assumer leur rôle et leurs responsabilités’’

‘’L’amélioration du cadre législatif et réglementaire pour combler certaines insuffisances du code de la famille, qui date d’une cinquantaine d’années, et le respect des dispositions de ce code’’ font partie des défis à relever dans ce domaine, a signalé le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil.

La mise en place d’une agence ‘’dotée de moyens [suffisants] et capable d’assurer ses missions de pilotage, de coordination de l’état civil et de mise en cohérence [des] interventions’’ est l’un des défis, a dit Aliou Ousmane Sall.

‘’La disponibilité d’officiers d’état civil et d’auxiliaires d’état civil compétents, motivés et capables de mieux assumer leur rôle et leurs responsabilités dans l’enregistrement des faits d’état civil, le fonctionnement régulier des centres d’état civil et l’offre de services de qualité aux usagers’’ sont importants, a relevé M. Sall.

L’appropriation de la déclaration des faits d’état civil fait partie des ‘’défis majeurs’’, selon lui.

‘’L’enregistrement des faits d’état civil ou de l’identité juridique constitue un acte majeur de contrôle du territoire. Conformément à l’esprit de l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 et de l’article 7 de la Convention relative aux droits de l’enfant de 1989, toute personne qui s’identifie à un territoire doit être identifié et identifiable’’, rappelle l’Agence nationale de l’état civil.

SG/ASG/ESF

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