Kaolack, 7 déc (APS) – Un projet d’adaptation du “territoire arachidier” de la région de Kaolack (centre) au changement climatique a été lancé jeudi dans la capitale du Saloum, avec l’ambition de mettre à niveau les différents acteurs du développement agricole sur la question du réchauffement climatique.

Dénommé “Agir localement pour l’adaptation du territoire arachidier dans la région de Kaolack” (ALATAK), ce projet d’un coût global de 1 300 000 dollars canadiens, soit 577 882 700  francs CFA, est prévu pour une durée de trois ans (2024-2026).

La cérémonie de lancement s’est déroulée dans la grande salle de réunion du conseil départemental de Kaolack, en présence des membres des groupements interprofessionnels des producteurs agricoles (GIPA) de Ndoffane, Ndramé Escale et Thiomby, soit un total de 600 exploitations agricoles familiales.

Ces trois communes ont été ciblées dans la mise en œuvre de la phase pilote du projet qui va promouvoir un dialogue agricole territoriale entre les GIPA et les municipalités.

La finalité, c’est de créer des emplois à travers un programme Xëyu Ndaw Ñi” local, au regard de son impact en termes de création d’emplois et de richesse, dans une perspective globale de développement territorial, a déclaré le directeur de l’Agence régionale de développement (ARD) de Kaolack, Mahmouth Diop.

Le projet est financé par le gouvernement du Québec, dans le cadre de son programme de coopération climatique internationale, lequel découlant d’un “Plan pour une économie verte 2030”, politique-cadre d’électrification et de changements climatiques de la province canadienne.

ID Territoires, un regroupement de citoyens, de professionnels et d’organisations territoriales intéressés par les enjeux et les dynamiques propres au développement des milieux ruraux, assure la mise en œuvre du projet, de concert avec le Cadre de concertation des producteurs agricoles (CCPA).

“Il nous faut une communication territoriale sur ce projet révolutionnaire du point de vue de sa conception, parce que les populations sont responsabilisées pour sa mise en œuvre”, a indiqué Mahmouth Diop, selon qui les communes bénéficiaires, en ce qui les concernent, sont appelées à mettre en place des plans communs d’adaptation climatique et de développement agricole.

Si les objectifs poursuivis sont atteints, le projet pourrait être étendu à d’autres communes de la région de Kaolack, a-t-il promis, précisant que le projet ALATAK devrait permettre à 60 000 personnes de pouvoir s’adapter et d’assurer le développement de leurs activités agroalimentaires.

Les impacts positifs de ce projet devraient bénéficier à 1800 personnes qui verront leurs exploitations bénéficier de meilleurs services agricoles, avec 720 femmes et 900 jeunes qui seront directement touchés, selon le directeur de l’ARD de Kaolack.

“Des méthodes et fonds de développement ont été mis en place permettant potentiellement de rejoindre les 3000 exploitations familiales présentes au sein du CCPA au cours des prochaines années, soit 9 000 femmes et hommes”, a estimé Mahmouth Diop.

Selon Mathieu Cloteau, chargé de projets pour ID Territoires, pour un meilleur développement agricole, il faut commencer d’abord par l’adaptation des territoires au changement climatique.

“Avant de se lancer dans la production, il faut que les territoires soient adaptés en fonction des changements climatiques à venir. Un travail qui appartient aux communes qui doivent identifier les actions à mener et mettre en place des plans d’adaptation en fonction de l’eau et des réalités qui vont se présenter dans un avenir proche”, a-t- fait valoir.

L’Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) assure le volet encadrement scientifique des différentes composantes du projet, la Banque agricole du Sénégal apportant son soutien au développement des cadres de financement qui en seront développés. Cette institution pourra aussi participer au financement des activités.

ADE/BK/ASG

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