Dakar, 6 juil (APS) – Le Sénégal sera le pays pionnier parmi ceux  d’Afrique francophone à disposer d’un cadre de  la taxonomie verte destiné à évaluer la capacité des diverses activités économiques à soutenir la transition écologique et climatique, a indiqué jeudi, le directeur du projet ‘’Accès’’ de la coopération bilatérale allemande (GIZ), Severin Peters.

‘’Après l’Afrique du Sud,  le Rwanda, le Sénégal sera le pays pionnier parmi les pays de l’Afrique francophone à disposer d’un cadre de la taxonomie verte’’, a-t-il dit.

M. Peters intervenait lors d’un atelier d’information et de partage sur le projet de taxonomie verte au Sénégal, organisé par le ministère de l’Environnement, du Développement durable, et de la Transition écologique, et  celui des Finances et du Budget, en partenariat  avec  la GIZ.

‘’Ce cadre  va permettre de clarifier les activités à classer comme vertes et  qui entrent en lien direct avec les objectifs du pays en matière de transition écologique’’, a-t-il expliqué, ajoutant que la taxonomie verte, reste une classification permettant de définir les activités économiques qui contribuent à la réalisation d’objectifs environnementaux. ”Son objectif, a-t-il souligné, est de faciliter la mobilisation de fonds privés et publics pour plus d’investissement des activités vertes”.

‘’La taxonomie verte favorise un financement plus simple et plus conséquent des activités qui rentrent dans le cadre de la sauvegarde de l’environnement ou de la lutte contre le changement climatique’’, a-t-il encore expliqué.

Il a rappelé que le Sénégal a affiché sa volonté de s’engager vers une transition énergétique ambitieuse avec l’objectif de monter à 40 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030.  ‘’Ce qui équivaut à un financement de l’ordre de 1600 milliards de Fcfa, d’après le président Macky Sall’’, a-t-il ajouté.

De son côté, l’expert en économie verte, Yahya Barry a quant à lui, déploré le fait que le pays ait mobilisé peu des ressources sur les 10 dernières années dans le financement de l’économie verte, soit 41 millions de Fcfa entre 2014 et 2022.

‘’Dans le domaine du financement vert, le parent pauvre c’est le financement des projets d’adaptation et de développement’’, a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité d’appliquer les réformes proposées dans le cadre du PSE vert, le marché carbone et l’élaboration d’une taxonomie verte pour un développement durable.

 

AMN/AB

 

 

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