AFRIQUE-FRANCE-DEVELOPPEMENT
Nairobi, 10 mai (APS) – L’université de Nairobi a donné, ce lundi, le coup d’envoi des activités du Sommet ‘’Africa Foward’’ (En avant l’Afrique, en anglais), deux jours d’échanges entre la France et l’Afrique sur les questions se rapportant notamment à l’économie, la jeunesse, la culture, la paix et la sécurité.
En économie, près de 2000 participants sont attendus à l’université de Nairobi au forum ‘’forum Inspire and Connect’’. Il réunira des représentants de grands groupes, ETI, PME, jeunes entrepreneurs africains et français, a appris l’envoyé spécial de l’APS sur place.
La rencontre a été ouverte par le Premier ministre du Kenya, Musali Mudavi, et le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Noël Barrot.
”Le lien entre la France et le continent africain n’a pas d’équivalent. Il est enraciné au cœur des peuples”, a dit M. Barrot.
Le président du Conseil national du patronat du Sénégal (CNP), Baïdy Agne également président des Organisations patronales d’Afrique – Business Africa, y a pris la parole aux côtés du président du Medef International, Philip Gauthier.
L’évènement s’articulera autour d’une scène principale et de quatre agoras thématiques ‘’Make it in Africa’’, ‘’innovation et technologies’’, ‘’industries culturelles et créatives’’, ‘’alliances pour l’investissement’’, où se noueront projets concrets et partenariats d’affaires, selon les organisateurs.
Il est également prévu une plénière en présence de chefs d’État et de gouvernement et d’une coalition de 30 à 40 dirigeants d’entreprises africaines et françaises autour de l’industrialisation durable et de la transition énergétique.
Le forum coorganisé par Bpifrance, Business France et Proparco, des filiales du Groupe Agence française de développement (AFD) entend mettre en évidence la profondeur des partenariats économiques franco-africains et valoriser les projets et initiatives portées par les secteurs privés africains et français.
La France est le premier partenaire commercial européen en Afrique, le quatrième fournisseur du continent et son deuxième client.
Selon un document de presse, les échanges commerciaux ont dépassé les 65 milliards d’euros en 2024, ajoutant que le continent représente 4,8% des exportations de la France dans le monde.
La France est le quatrième investisseur sur le continent, avec un stock d’IDE de 51 milliards d’euros en 2024 et à 35 235 millions d’euros pour l’Afrique subsaharienne, souligne la même source.
Le stock d’investissement des pays africains en France s’élève à 8 651 millions d’euros en 2024, indique-t-on.
Quelque 1400 filiales d’entreprises africaines sont établies en France et emploient 15000 personnes, soit un volume d’investissement de 8,5 milliards d’euros, a-t-on appris auprès de Marc Cagnard, directeur Afrique Sub-saharienne de Business France.
‘’Parfois, on a le sentiment que les choses ne se font que dans un sens ; les Français qui investissent en Afrique. L’inverse est aussi vrai. Des entrepreneurs africains investissent en France’’, a relevé Marc Cagnard lors d’un press briefing en prélude de l’ouverture d’un forum d’affaires.

Parallèlement au forum d’affaires, l’Amphithéâtre Taifa réunira 450 jeunes talents originaires de l’ensemble du continent et de France, porteurs, dit-on, “de projets à fort impact”, en présence des présidents Emmanuel Macron et William Ruto.
Dans le domaine du sport, la transmission de l’héritage des JO Paris 2024 sera abordée en perspective des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, le premier événement olympique africain jamais organisé en Afrique.
Une séquence sera consacrée aux industries culturelles et créatives, dans la lignée des forums Creation Africa (Lagos), pour reconnaître la culture comme secteur économique à part entière et comme vecteur des récits africains contemporains.
Structuré en deux grandes parties, l’évènement prévoit également un parcours artistique immersif au cœur de l’Université de Nairobi, conçu sous la direction artistique de Mansa (Maison des Mondes africains) qui accueillera trois œuvres en réalité augmentée, dont une création kenyane.
Le but des échanges est de mettre en valeur les ICC ‘’comme levier d’investissement, de coproduction et d’employabilité, mais aussi comme vecteur de rayonnement de nouveaux récits (…)’’, rappelle-t-on.
La restitution des biens culturels sera également au menu de la première journée.

OID/SMD

