SENEGAL-ASSAINISSEMENT-VISION
Diamniadio, 11 déc (APS) – Le directeur de l’Assainissement, Oumar Sène, a réaffirmé, jeudi, à Diamniadio, dans le département de Rufisque, l’ambition claire des pouvoirs publics de réaliser d’ici à 2030, l’accès universel à des services d’assainissement sécurisés, au profit des populations vulnérables.
‘’Notre ambition est claire : atteindre l’accès universel à des services d’assainissement sécurisés d’ici 2030, en refondant radicalement notre vision pour transformer un sous-secteur en crise chronique en un modèle performant, inclusif et financièrement viable’’, a-t-il notamment indiqué.
Le sixième objectif des ODD (Objectifs de développement durable) de l’Organisation des Nations unies, vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les populations vulnérables.
Selon des données du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le taux d’accès aux services d’assainissement était déjà en 2022 estimé à 71,7 % en milieu urbain contre 52,6% en milieu rural, soit à un taux d’accès global à l’assainissement de 61,2% au Sénégal.
M. Sène intervenait à l’ouverture officielle de la première réunion du comité de pilotage chargé de la réforme de la gestion du service public de l’assainissement dans les zones urbaines, semi-urbaines et les grands centres ruraux.
Il a indiqué que cette rencontre marque le lancement officiel d’un processus stratégique d’une importance capitale, soutenu par un appui massif de l’ensemble des acteurs et aligné sur les priorités de l’Agenda national de transformation, en tant que déclinaison opérationnelle du nouveau référentiel Sénégal 2050.
Selon lui, ”dans un contexte marqué par des difficultés macroéconomiques et financières criardes, des changements climatiques accélérés et une urbanisation galopante, l’assainissement ne peut plus être perçu comme un simple service accessoire, mais comme un pilier essentiel de la résilience nationale et du développement durable”.
”Les défis sont immenses : réseaux dégradés, gestion inadaptée des eaux pluviales, inégalités tarifaires entre usagers autonomes et collectifs, et une pression démographique qui multiplie les risques d’inondation et de pollution environnementale, comme le soulignent plusieurs études réalisées”, a-t-il relevé.
Il a souligné qu’aujourd’hui, sous l’impulsion du Président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement lance ‘’une dynamique audacieuse de réforme, ancrée dans la Lettre de politique sectorielle de développement (LPSD 2025-2029) et les axes prioritaires de Sénégal 2050, notamment sur la bonne gouvernance et le capital humain de qualité’’.
‘’Cette nouvelle réforme est parfaitement alignée sur les priorités politiques nationales, incarnant l’engagement panafricain pour une gouvernance exemplaire et une équité sociale’’, a expliqué le directeur de l’Assainissement.
Elle traduit, selon lui, la vision Sénégal 2050 en opérationnalisant l’accès universel aux services essentiels, tout en répondant aux contraintes budgétaires par des mécanismes innovants comme le recours au partenariat public-privé, la résolution de l’iniquité tarifaire et l’évaluation coût-avantages de certains choix d’investissements.

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