Abdourahmane Diouf : ”Nous ne pouvons opposer les impératifs de développement aux engagements climatiques”

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Moscou, 27 oct (AP) – Le ministre de l’Energie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, a souligné, mardi à Moscou, la nécessité de ne pas opposer les impératifs de développement aux engagements climatiques.

“Nous ne pouvons opposer les impératifs de développement aux engagements climatiques”, a-t-il notamment défendu lors de son intervention à la conférence biannuelle de l’Organisation des pays exportateurs de gaz (GECF), une rencontre présidée par le dirigeant russe Vladimir Poutine.

Pour Abdourahmane Diouf, cette vision est d’autant plus défendable que sur le continent africain, où des centaines de millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité, la priorité demeure de garantir une énergie disponible, fiable et abordable, indispensable à l’éducation, à la santé, à l’industrialisation et à la création d’emplois.

Il a toutefois insisté sur le fait que le continent africain ne demandait pas de privilège, encore moins d’exemption. “L’Afrique réclame simplement que l’effort climatique mondial tienne compte de ses réalités et de ses droits légitimes au développement socio-économique”, a-t-il affirmé.

Il a ainsi défendu la vision sénégalaise d’une transition économique juste et pragmatique, combinant la décarbonisation progressive de l’économie, la sécurité des approvisionnements et l’accès universel à l’énergie.

“Le Sénégal défend une transition économique juste, pragmatique et ordonnée, conciliant la décarbonation progressive de son économie, la sécurité de son approvisionnement et l’accès universel à l’énergie”, a-t-il notamment martelé.

Il considère que cette vision se traduit concrètement dans les orientations stratégiques déclinées dans l’agenda de transformation nationale.

Aux yeux du ministre de l’Energie et du Pétrole, le Sénégal a franchi une étape historique avec l’entrée en production du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, développé conjointement avec la République islamique de Mauritanie, et le démarrage des exportations de gaz naturel liquéfié en 2025.

“Ce projet reflète l’ambition commune de deux pays africains de faire des ressources gazières partagées un moteur de transformation économique, industrielle et sociale”, a-t-il expliqué, signalant toutefois que l’entrée dans l’ère gazière ne constitue pas une fin en soi.

Il a ainsi réaffirmé l’option du Sénégal de faire de ses ressources énergétiques un levier de souveraineté, de compétitivité et de prospérité partagée, en conciliant leur valorisation avec l’exportation et leur contribution au développement national.

AKS/BK