A Moscou, Abdourahmane Diouf défend la stratégie sénégalaise de développement du gaz domestique
A Moscou, Abdourahmane Diouf défend la stratégie sénégalaise de développement du gaz domestique

SENEGAL-MONDE-HYDROCARBURES

Moscou, 27 oct (APS) – Le ministre de l’Energie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, réaffirmé mardi à Moscou l’ambition du Sénégal de développer le gaz domestique suivant une stratégie visant à transformer structurellement son système électrique tout développant ses usages industriels.

“Notre stratégie de développement du gaz domestique vise à transformer structurellement notre système électrique, développer les usages industriels du gaz et garantir l’accès universel à l’électricité”, a-t-il notamment déclaré.

M. Diouf intervenait à la rencontre biannuelle du Forum des pays exportateurs de gaz, organisée dans la capitale russe, sous la présidence de Vladimir Poutine.

Il a insisté sur le fait que la présence du Sénégal, membre observateur dudit forum, au sommet de Moscou, revête une signification particulière.

Le pays est notamment engagé a engagé un dialogue constructif et régulier avec le Forum des pays exportateurs de gaz, fondé sur une convergence de vues sur la place stratégique du gaz naturel dans la sécurité énergétique mondiale, le développement économique et la transition énergétique.

Pour Abdourahmane Diouf, la participation du Sénégal à cette rencontre traduit également l’attachement du pays aux objectifs du Forum et sa volonté de contribuer aux réflexions collectives sur l’avenir de l’industrie gazière mondiale.

A Moscou, Abdourahmane Diouf défend la stratégie sénégalaise de développement du gaz domestique

“Le monde traverse une période de profonde transformation énergétique, marquée par des exigences croissantes en matière de sécurité des approvisionnements, de compétitivité économique et de responsabilité environnementale”, a-t-il fait valoir.

Parlant d’une évidence qui s’impose, le ministre sénégalais du Pétrole et de l’Energie martèle que le gaz naturel est appelé à conserver une place essentielle dans le système énergétique mondial pour les décennies à venir.

“Par sa flexibilité, sa complémentarité avec les énergies renouvelables et sa contribution à la sécurité des systèmes électriques, il constitue une ressource stratégique pour accompagner la transformation de nos économies”, a-t-il indiqué.

Il a toutefois insisté sur le fait que les choix stratégiques ne sauraient être dissociés des réalités économiques et sociales des nations. M. Diouf est d’avis que pour l’Afrique, ces enjeux revêtent une importance particulière.

A ses yeux, une transition énergétique ne saurait être juste si elle impose aux pays en développement de renoncer aux ressources sur lesquelles les économies les plus industrialisées ont largement construit leur prospérité.

“Elle ne saurait être équitable si les nations qui ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre doivent supporter une part disproportionnée des contraintes économiques et financières de cette transition”, a-t-il ajouté.

AKS/BK