L’incertitude autour de la date des élections territoriales au menu des quotidiens
L’incertitude autour de la date des élections territoriales au menu des quotidiens

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 28 août (APS) – L’incertitude autour de la date des élections territoriales est au cœur de la livraison de la presse quotidienne après le rejet par la Cour suprême d’une requête d’un collectif de citoyens qui demandait au Président de la République de fixer la date des scrutins départementaux et municipaux.

‘’Le calendrier électoral en suspens’’, titre Sud Quotidien, soulignant que la Cour suprême a rejeté hier, jeudi 27 août, ‘’la requête introduite par le Collectif Noo Lank, qui demandait au Président de la République de fixer, par décret et avant le 25 août 2026, la date des élections départementales et municipales’’.

‘’Du coup, note Sud, le doute persiste sur la possibilité d’une tenue du scrutin avant le 23 janvier’’.

Selon L’Observateur, ‘’la Cour suprême refuse de forcer la main au président Diomaye’’.

”Saisie en référé par le collectif citoyen Ñoo Lank, la Cour suprême a rejeté, ce jeudi, la requête visant à contraindre l’exécutif à fixer la date des élections départementales et municipales. Tout en invoquant le principe de séparation des pouvoirs et l’absence d’un décret officiel à contester, la haute juridiction renvoie la responsabilité du calendrier dans le camp de la présidence, accentuant l’incertitude politique à quelques mois de l’expiration légale des mandats locaux fixée au 23 janvier 2027’’, souligne L’Obs.

Le Quotidien parle de ‘’flou sur le calendrier électoral’’ et estime que le président de la République est ‘’(le) seul maitre du jeu électoral’’.

”Alors que le mandat des conseillers municipaux et départementaux arrive à échéance en janvier 2027, le flou entretenu par le chef de l’Etat sur la date des prochaines élections locales met la scène politique sous tension. Attaqué en référé par la Société civile et sous la pression concertée des forces de l’opposition comme de Pastef, le Président Bassirou Diomaye Faye tait ses intentions. Stratégie d’opportunisme électoral ou contrainte budgétaire ? En coulisse, l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale en fin d’année, suivie d’un couplage des Législatives et des Locales, prend une consistance de plus en plus marquée”, écrit la publication.

Selon le quotidien L’As, ”les politiciens, les acteurs de la société civile et autres citoyens lambda accentuent la pression sur le régime de Diomaye pour qu’il fixe la date des élections. Mais le pouvoir reste inflexible et garde le silence face aux appels qui se multiplient de toutes parts”.

‘’Il est aujourd’hui, note le journal, conforté dans sa posture par la justice, avec le rejet hier, par la Cour suprême, de la requête introduite par le secrétaire général du Collectif Noo Lank, Seydina Mouhamadou Malal Diallo’’.

Selon WalfQuotidien, ‘”le président Diomaye est désormais le seul maître à bord à décider de la tenue ou du report des élections territoriales prévues normalement le 27 janvier 2027 au plus tard. La Cour suprême a, en effet, donné carte blanche à l’Exécutif de décider du sort desdites élections’’.

Dans sa livraison du jour, Le Soleil met en exergue ‘’la richesse’’ du bolong d’Essaout, en Casamance.

”Derrière les vastes rizières, un bras de mer d’une étonnante beauté sегpente entre les racines des palétuviers avant de poursuivre sa course jusqu’en Guinée-Bissau. Depuis des générations, ce cours d’eau rythme la vie des habitants d’Essaout, dans le département d’Oussouye. Ici, chaque marée annonce une nouvelle journée de travail, chaque retour de pirogue nourrit l’espoir des ménages. En Casamance, les bolongs (chenal d’eau salée caractéristique des zones côtières du Sénégal de la Gambie) sont souvent considérés comme des trésors naturels. Celui d’Essaout en est l’une des plus belles illustrations’’, décrit le journal.

Le Soleil rapporte qu’entre février et avril, ”les femmes y récoltent les huîtres qui constituent une source essentielle de revenus. Le reste de l’année, les pêcheurs prennent le relais. Ils y capturent carpes, barracudas, capitaines et bien d’autres espèces qui alimentent les marchés de plusieurs localités du département d’Oussouye et de la région de Ziguinchor. Mais derrière ces eaux paisibles se cache une autre réalité : celle d’une jeunesse qui a trouvé dans la pêche une véritable alternative au chômage”.

OID