A la Une : le durcissement de la répression des actes contre nature, l’affaire Softacare
A la Une : le durcissement de la répression des actes contre nature, l’affaire Softacare

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 11 mars (APS) – Le durcissement de la répression des actes contre nature, la réaction des syndicats aux conclusions du ministère de la Santé sur l’affaire Softacare et d’autres sujets sont au menu des quotidiens reçus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Sud Quotidien annonce que ‘’le projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal, adopté en Conseil des ministres le 18 février dernier, sera soumis au vote des députés, ce mercredi 11 mars 2026 en séance plénière à l’Assemblée nationale’’.

‘’Le nouveau texte”, rappelle la publication, a pour objectif ”la révision de l’article 319 du Code pénal relatif aux actes dits +actes contre-nature+ en renforçant l’arsenal répressif et en introduisant de nouvelles incriminations’’.

Des dossiers judiciaires sont en cours, concernant des personnes poursuivies pour actes contre-nature, transmission volontaire du sida, blanchiment de capitaux, etc. Ces enquêtes ravivent le débat sur la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal.

Les journaux reviennent également sur la réaction des syndicats aux conclusions du ministère de la Santé sur l’affaire Softacare, partie de la découverte de matières premières périmées dans une usine de cette filiale d’un groupe chinois, spécialisée dans la fabrication de couches pour bébés et de serviettes d’hygiène.

Le quotidien L’As rapporte que le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES) et le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’Action d’une sociale (SUTSAS) ont dénoncé, lors d’une conférence de presse, ”une tentative de discrédit des inspecteurs de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) par le ministre de la Santé’’ et annoncé ”le dépôt imminent d’un préavis de grève’’.

L’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP) avait demandé, le 8 décembre, le retrait du marché des produits de la marque Softcare après la découverte de ces matières premières périmées, avant de faire volte-face une semaine plus tard, assurant que ces dernières n’auraient pas été utilisées dans la fabrication des couches.

Une polémique en a résulté, conduisant à l’ouverture d’une enquête conjointe (services de la Santé, du Commerce et une mission d’information de l’Assemblée nationale) dont les conclusions ont été rendues publiques par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, le 5 mars dernier. Selon M. Sy, cette enquête a établi que les matières premières utilisées par cette société ne contiennent pas de substances dangereuses pour la santé.

Il a également fait état de défaillances dans la procédure d’inspection menée par l’ARP, évoquant des alertes non suffisamment étayées et créant une psychose au sein de la population.

Les syndicats du secteur ont réagi à ce sujet, parlant d’une mal gouvernance au sein de l’Agence de régulation pharmaceutique et annonçant une grève imminente à l’échelle de Dakar puis au niveau national.

Le journal L’Info parle de ”riposte massive du SAMES et du SUTAS contre Ibrahima Sy”.

”La décision de retrait et de suspension de la commercialisation des produits Softcare repose sur des bases légales et réglementaires solides. C’est la conclusion tirée, hier, par le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES), en collaboration avec le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’Action d’une sociale (SUTSAS), lors d’une conférence de presse tenue à Dakar”, écrit le journal.

Selon la publication, ”les deux organisations syndicales ont ainsi apporté des précisions et rectifié certaines affirmations du ministre de la Santé et de I’Hygiène publique, à la suite de la publication du rapport du Comité ad hoc sur cette affaire”.

Le Soleil met en exergue l’exploitation du bassin d’exfiltration des eaux usées de l’Office national d’assainissement (ONAS) à Louga et titre : ”quand l’assainissement irrigue l’agriculture.

”À quelques kilomètres de Louga, dans la zone de Touba Seras, l’exploitation du bassin d’infiltration des eaux usées de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) par des fermes agricoles est en plein essor. Parmi elles, la ferme moderne Rénovation s’impose comme un exemple d’innovation dans l’horticulture locale. En valorisant les eaux issues du bassin d’infiltration, l’exploitation contribue à prévenir les débordements de l’ouvrage tout en développant une production maraîchère dynamique. Elle génère des dizaines d’emplois et ravitaille Louga ainsi que plusieurs grandes villes du pays en légumes frais”, écrit le journal.

OID/MK