Une spécialiste plaide pour une gestion transparente des droits d’auteur
Une spécialiste plaide pour une gestion transparente des droits d’auteur

SENEGAL-CULTURE-DROIT D’AUTEUR

Dakar, 16 août (APS) – La spécialiste de la gestion des droits et revenus des artistes, Saran Cissoko, a appelé à garantir aux créateurs débutants comme confirmés une gestion transparente de leurs droits pour ne pas vivre une fin de carrière précaire dont certains sont souvent victimes.

​”Notre mission est de garantir aux créateurs, débutants comme confirmés, une pleine transparence sur ce qui leur revient’’, a-t-elle dit parlant des flux financiers réels générés pendant la carrière d’un artiste aujourd’hui encore plus que hier avec le numérique.

Elle estime qu’une carrière d’artiste ne génère pas uniquement des cachets, faisant valoir que son rôle d’auteur, compositeur, interprète, producteur ou titulaire d’autres droits permet à l’artiste de percevoir des revenus issus de multiples sources : droits d’auteur, droits voisins, exploitation d’enregistrements, distribution numérique et licences, entre autres.

Selon la consultante en direction artistique, la vie précaire des artistes ne concerne pas uniquement ceux en fin de carrière. 

‘’Elle est tout aussi valable pour la nouvelle génération de talents qui cumulent aujourd’hui vues, streams et concerts à guichets fermés, mais qui pourtant, à y regarder de près, ne touchent que très peu, voire rien, de ce que leur musique génère réellement’’, a-t-elle fait valoir lors d’un entretien accordé à nos confrères de Seneweb.

​”Le succès d’écoute et le succès économique’’, fait-elle savoir sont deux choses bien distinctes, et poursuit Saran Cissoko, ‘’le fossé entre les deux traverse toutes les générations : d’un côté, des catalogues anciens mal suivis ; de l’autre, des titres viraux dont les métadonnées n’ont jamais été correctement renseignées’’.

Elle en appelle à ‘’une chaîne transparente et accessible’’ réunissant artistes, managers, producteurs, distributeurs, organismes de gestion collective, juristes et pouvoirs publics, pour que le travail de chaque artiste, hier comme aujourd’hui, continue de lui générer ce qui lui est légitimement dû.

FKS/OID