SENEGAL-CULTURE-ARCHITECTURE
Dakar, 8 fév (APS) – Le Musée des civilisations noires accueille, du 5 février au 5 mars courant, l’exposition intitulée “Bakku (union des savoir-faire dans l’art)”, une initiative de l’Ordre des architectes du Sénégal destinée à promouvoir une architecture davantage en phase avec les réalités africaines.
Dès l’entrée dans la salle d’exposition, le visiteur est plongé dans l’univers du concept Bakku à travers une série d’images mettant en valeur des œuvres architecturales emblématiques.
Parmi les pièces présentées figurent notamment une photographie de la vieille mosquée de Dioulassaba à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), ainsi que des statues de visages en albâtre cristal, intitulées “Les pages secrètes”
Ces œuvres architecturales et artistiques rappellent également au visiteur le mélange du beau qu’offrent l’art et l’architecture.
”Le Bakku n’est rien d’autre qu’un appel à revenir à une architecture africaine qui nous ressemble”, a déclaré, le directeur artistique de l’exposition, Babacar Mbaye Diop.
S’exprimant au terme de la cérémonie marquant le vernissage et le lancement officiel de l’exposition, en présence d’une vingtaine de délégations d’architectes venues du Sénégal, d’Afrique, etc, le spécialiste de l’esthétique souligne que le Bakku demeure une inspiration renvoyant à l’identité africaine, mais s’ouvrant également aux autres.

Il a cité cinq axes mis en exergue dans cette exposition, notamment la mémoire, les genèses, l’identité, les villes modernes, ainsi que le rapport entre l’art et l’architecture.
”Le Bakku est un concept général, où l’on parle de développement d’architecture en Afrique, avec de nouveaux paradigmes, mais surtout une orientation qui répond à nos besoins en termes d’architecture”, a soutenu le président de l’Ordre des architectes du Sénégal (ODAS), Massamba Diop.
Le concept Bakku permet, d’après lui, de voir comment l’art aujourd’hui, ayant souvent été négligé à travers certains posés architecturaux, revient totalement grâce aux tableaux, aux sculptures, mais également à l’organisation des projets mis en place.
Raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, il faudrait avoir cette ”architecture identitaire”, répondant aux soucis des Africains, en vue d’avoir une architecture ”bioclimatique”.
”Le Bakku, c’est l’inspiration que nous avons mise en place, mais [qui] appartient à tout le monde, parce que tout le monde [le] faisait. Il fallait mettre un nom, et c’est le nom qu’on a mis”, a, quant à lui, indiqué l’architecte sénégalais, Malick Mbow.
Il soutient que le concept ”Bakku” est une “philosophie” et un “état d’esprit”, tout en appelant les architectes à l’épouser.
L’artiste sculpteur Ousmane Guèye a, de son côté, souligné l’importance de faire en sorte que ”l’architecture africaine aille au-delà de ce l’on veut”.




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