SENEGAL-AFRIQUE-HYDROCABURES
Dakar, 9 avr (APS) – Les pays africains producteurs d’hydrocarbures feraient mieux d’opter pour les contrats de partage de production (CPP) avec les compagnies pétrolières ou gazières, en raison de leur flexibilité et de leur caractère équitable, a suggéré l’expert gabonais en audit financier et comptable Gacyen Mouely Mouanga, jeudi, à Dakar.
‘’Les pays africains producteurs de pétrole doivent recourir aux contrats de partage de production parce qu’ils permettent à nos États non seulement d’exploiter leurs ressources pétrolières, mais d’avoir aussi un rôle déterminant à jouer dans la gestion de ces contrats’’, a proposé M. Mouanga, un membre du département audit et conseil du cabinet 3M-Partners & Conseils, basé à Libreville.
Il donnait une conférence sur ‘’l’impact du contrat de partage de production sur les économies nationales’’, à l’initiative dudit cabinet et de l’Institut supérieur de management (ISM) de Dakar.
‘’Pour bénéficier pleinement des avantages des CPP, il convient de bien les négocier en amont. Il faut aussi, en aval, que les acteurs impliqués jouent pleinement leur rôle’’, a précisé le spécialiste de l’audit financier et comptable.
Il signale que la signature des CPP exige que les pays africains créent au préalable les conditions d’attractivité nécessaires pour bénéficier des investissements pétroliers.
Gacyen Mouely Mouanga affirme que beaucoup de pays producteurs de pétrole et de gaz ont connu des difficultés parce qu’ils ne se sont pas conformés à ces exigences-là.
‘’Il faut, en amont, bien connaître les contrats de partage de production et leurs enjeux’’, a-t-il insisté, estimant que les CPP peuvent permettre aux pays signataires de faire en sorte que leurs hydrocarbures impactent positivement leur économie.
M. Mouanga recommande aux pays producteurs d’hydrocarbures en Afrique d’avoir des ‘’stratégies’’ soutenues par des ‘’actions concrètes’’ capables de les protéger des fluctuations des marchés des produits pétroliers et gaziers.
Il leur suggère aussi d’avoir des ‘’stocks stratégiques’’ d’hydrocarbures, ce qui les met à l’abri de la volatilité des prix des hydrocarbures.
Pour ce faire, les pays producteurs de pétrole et de gaz doivent mener diverses activités, dont le raffinage et la distribution, pour éviter d’être de simples producteurs d’hydrocarbures, selon Gacyen Mouely Mouanga.
‘’Il faut éviter d’être tributaire des rentes pétrolières. Il faut utiliser les rentes pétrolières pour diversifier l’économie’’, a-t-il proposé.
Il existe d’autres types de contrats, dont les contrats de concession, lesquels sont attachés à l’octroi de titres miniers d’hydrocarbures.
Le directeur général de l’ISM, Abdou Diouf, s’est réjoui de la tenue de la conférence, laquelle contribue à la compréhension, pour les étudiants, des contrats qui lient les États aux compagnies pétrolières.

‘’C’est une question très importante pour nos pays’’, a-t-il ajouté, estimant que la conférence offre en même temps aux étudiants de l’ISM l’occasion de partager l’expérience du cabinet employant le conférencier.
CS/SMD/HK/ESF

