SENEGAL-SANTE-POINT
Touba , 16 sept (APS) – Le Centre hospitalier Matlaboul Fawzeyni de Touba a enregistré environ 77 cas de paludisme au cours des premier et deuxième trimestres de l’année 2026, dont 26 cas graves, a révélé mercredi le docteur Charles Dia, médecin anesthésiste-réanimateur et président de la commission médicale de l’établissement.
L’année précédente, la structure avait enregistré 54 cas de paludisme, dont neuf décès, a rappelé le médecin dans un entretien avec l’APS.
Il a indiqué que la maladie connaît généralement une recrudescence après l’hivernage, notamment au cours des troisième et quatrième trimestres, d’où la nécessité de renforcer les mesures de prévention afin de réduire le nombre de cas et d’éviter les formes graves.
Le médecin a particulièrement insisté sur la nécessité de lutter contre les eaux stagnantes, favorables au développement du moustique (anophèle) vecteur du paludisme.
Il a évoqué le cas de certaines maisons abandonnées ou fermées pendant de longues périodes à Touba, où peuvent s’accumuler des eaux stagnantes et des eaux usées
Le docteur Dia a appelé à une action préventive visant à éliminer ces eaux, tout en invitant les populations à agir au niveau de leurs propres maisons et quartiers, notamment en supprimant les eaux retenues dans les pots de fleurs, canaris, seaux et ustensiles abandonnés.
Il a également recommandé l’utilisation systématique de moustiquaires imprégnées, particulièrement la nuit, rappelant que le moustique responsable de la transmission du paludisme pique principalement à partir de 19 heures.

De son côté, le médecin gériatre-gérontologue Dr Alé Guèye a souligné que, malgré la situation du Sénégal en phase pré-élimination, le paludisme reste présent dans certaines zones, dont Touba, classée en zone jaune.
Il a appelé les populations à se faire consulter rapidement en cas de fièvre, de céphalées ou d’asthénie.
Selon lui, dès qu’une personne présente une fièvre égale ou supérieure à 37,5 degrés, un test de diagnostic rapide (TDR) du paludisme doit être effectué.
Dr Guèye a précisé que le diagnostic et le traitement de cette maladie sont accessibles et que le traitement est gratuit pour les patients.
“Il faut très tôt aller voir le personnel médical pour le diagnostic du paludisme”, a-t-il insisté, invitant les populations à privilégier la prévention, notamment par l’élimination des eaux stagnantes et le recours aux moustiquaires imprégnées.
MNF/ASB/AB
