“Tisser les récits nouveaux”, une clé pour promouvoir le professionnalisme des comédiens
“Tisser les récits nouveaux”, une clé pour promouvoir le professionnalisme des comédiens

SENEGAL-BELGIQUE-CULTURE

Dakar, 15 fév (APS) – Le projet “Tisser les récits nouveaux”, financé par la délégation de Wallonie Bruxelles au Sénégal, a permis d’accompagner, en trois ans, 28 jeunes Sénégalais dans les métiers du théâtre, en vue de promouvoir davantage de professionnalisme dans le secteur, a-t-on appris de l’un des directeurs artistiques de cette initiative, Alibeta.

“Ces jeunes ont été accompagnés depuis trois ans et formés sur les nouveaux récits. Il s’agissait de comment trouver de nouveaux récits dans l’écriture, dans la mise en scène, réinventer la mise en scène, dans la scénographie et même dans la production et dans le jeu d’acteur. C’est un projet important qui nous a permis de promouvoir le professionnalisme des jeunes dans ce secteur”, a-t-il dit.

Il s’entretenait avec l’APS, au terme d’un panel axé sur le thème “Projet tisser 2021-2025 : contexte, actions et perspectives”, à l’occasion du lancement des rencontres théâtrales de Dakar “GEEWO”.

Cette rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs acteurs du monde du théâtre, venus du Burkina-Faso, de la Belgique, du Sénégal et d’ailleurs.

Au cours de cette formation, il s’est posé, selon lui, la question de tisser de nouveaux récits en Afrique autour de plusieurs thématiques, notamment la gouvernance, l’environnement, le voyage et le patrimoine.

“[…] Nous avons monté quatre équipes, où il y avait trois comédiens dans chacune d’elle, un metteur en scène, un chargé de production, un scénographe. Et c’est ce qu’on appelait les chantiers-école”, explique Alibeta, Saliou Sarr de son vrai nom.

Pour cet artiste multidisciplinaire, *musicien, cinéaste, écrivain, compositeur et interprète, il était question de former et de professionnaliser ces 28 jeunes, en vue de se projeter vers des récits ”nouveaux et futurs”.

“Nous avons l’ambition que ce projet continue, avec cette première promotion que nous avons dédiée à Babacar Faye, metteur en scène sénégalais, qui était formateur et qui est décédé l’année dernière. Celle-ci doit continuer à travailler des spectacles autour d’un incubateur qui a organisé les +Rencontres Théâtrales de Dakar+”, a-t-il ajouté.

Selon la directrice du centre régional culturel Blaise Senghor de Dakar, il s’agit, à travers ce programme, de poser également des “bases solides”, notamment dans le cadre des “Rencontres théâtrales de Dakar”.

Cela permettrait “voir par quelle voie nous allons passer pour que cela puisse être durable”, a-t-elle indiqué au sujet des ”Rencontres théâtrales de Dakar”.

Le délégué de la Wallonie Bruxelles au Sénégal, Jean-François Pakula, a de son côté salué ce projet qui a “permis de tisser des nouveaux récits” à travers la formation de ces jeunes.

“C’est un projet qui a permis une construction pédagogique, visant à dire que le soutien au théâtre a besoin de ce genre de programme. Et nous pouvons dire que la part du travail a été remplie par la qualité des partenaires”, a-t-il ajouté.

AMN/FKS/ADC/BK